Achats de rentrée scolaire : l’e-commerce bousculé par le m-commerce

Encore une belle démonstration de l’inexorable progression des ventes sur Mobile ! En cette rentrée 2017, 50% des achats liés au e-commerce se sont fait sur mobile.

Tendances d’achat, qualité de navigation sur site web et mobile, typologie d’utilisateurs, le spécialiste de l’analyse de l’expérience utilisateur sur Internet, ContentSquare, a passé au crible les comportements d’achats des Français sur le Web s’agissant des courses de rentrée scolaire.

Si les Français réalisent encore majoritairement leurs achats liés à la rentrée scolaire en grandes surfaces, l’e-commerce est aussi un moyen de faire ses courses pour de nombreux parents. Ces derniers se répartissent ainsi en deux grandes catégories : les prévenants… et les autres, qu’il est plus convenu d’appeler les ‘early buyers’ – qui réalisent leurs achats en amont, entre le 1er juin et le 15 juillet –, et les ‘late buyers’ qui effectuent leurs courses entre le 15 juillet et le 31 août, selon une étude réalisée par le spécialiste de l’analyse de l’expérience utilisateur sur Internet, ContentSquare. Les early buyers sont ceux qui achètent le plus sur Internet, et représentent en effet 56% des achats de rentrée des classes pour un taux de conversion 16% supérieur à celui des late buyers. Mais si ces derniers sont moins nombreux à effectuer leurs achats de rentrée sur le Web, ils achètent pour des montants plus élevés, avec des paniers dont la valeur moyenne est supérieure de 35% à celle des early buyers. En effet, pris par le temps, ils comparent les prix en moyenne 20% de moins que ceux du mois de juillet et réalisent 6% de visites en moins avant de conclure leurs achats. Résultat : un volume d’articles moins important mais des produits plus chers. Une aubaine pour les sites marchands.

50% des achats de la rentrée se font sur devices mobiles

En France, comme dans la plupart des pays où la pénétration du mobile est importante, on le sait bien, la part des achats réalisés sur smartphones est en progression. Bien qu’en règle générale le taux de conversion demeure supérieur sur ordinateur que sur mobile, dans le cas des achats de rentrée, les appareils mobiles sont à l’origine de 50 % des achats pour les produits dédiés aux enfants, même si quelques freins à l’achat subsistent encore comme le temps de chargement des pages parfois trop longs. Quoi qu’il en soit, le m-commerce joue jeu égal avec l’e-commerce, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

 

Les cartables et les chaussures représentent les plus gros achats de rentrée

Parmi les articles phares de la rentrée, les cartables et les chaussures constituent les plus grosses dépenses, non pas que les parents privilégient le look de leurs progénitures sur le fond, mais les fournitures scolaires et les livres reviennent respectivement à 20 % et 37% moins cher. Ainsi, en moyenne, l’utilisateur passe 58 % de temps en plus sur les pages « cartables » et « chaussures » que sur celles des fournitures et livres scolaires et lors d’une session de recherche, l’utilisateur consomme 75% plus de pages dédiées à ces articles.

 

Méthodologie : quarante millions de sessions de navigation et 460 millions de pages dans le secteur de la grande distribution ont été analysées par la plateforme de ContentSquare.

 

Source : LSA

Les Millennials et la pub mobile

Quelques chiffres intéressants, mais ces chiffres montrent surtout que les digital natives ne consomment le mobile pas comme « les gens » (vous avez déjà utilisé un Adblocker vous?).  Publicité personnalisée et coupons de réduction arrivent en tête de

Amazon Books : un fourmillement d’idées web pour mieux vendre en magasin

Quand un (LE) pure-player de référence pour le Retail monte une boutique physique (librairie), l’expérience client est forcement différente ! Moins de titres avec une sélection issue des avis, meilleures ventes ou de l’interêt des clients sur le web, des rayons réinventés : celui des titres « star » des wishlists ou des 100 livres à avoir lu dans sa vie… Et les mêmes recettes que sur le web « si vous avez aimé cela … vous aimerez ceci » construisent un univers familier proche de l’expérience du site. L’application mobile AMAZON est bien sûre utilisable sur site (le client peut récupérer ses avantages) et permet de personnaliser l’offre et en particulier d’en ajuster les prix.

Sous ses apparences de librairie américaine des plus classiques – bibliothèques en bois naturel, fauteuils confortables…-, Amazon Books propose une expérience très nouvelle, qui s’inspire d’Internet pour faire découvrir les livres mieux que nul autre libraire. LSA vous y emmène.

Visite guidée de l'Amazon Books de University Village, à Seattle

 

« Les magasins Amazon Books ont été conçus avec pour objectif premier d’aider les visiteurs à découvrir des livres ». L’affirmation de Cameron Janes, vice-président d’Amazon Books, peut sembler une évidence. Mais seulement jusqu’à ce que l’on découvre, en visitant l’une des librairies physiques de l’e-commerçant, la somme d’idées déployées pour faciliter cette découverte.

Premier détail qui n’en est sans doute pas un, que l’on remarque dès les premiers pas dans l’Amazon Books de University Village, à Seattle : tous les livres sont présentés couverture en avant, plutôt que de profil. Il est ainsi plus facile de « naviguer » parmi les titres, qui happent davantage le regard. On en case en revanche bien moins : 5000 titres tout au plus. Mais l’efficacité l’emporte sur la quantité. D’ailleurs, la totalité des livres présents sont soit notés plus de 4 étoiles sur 5 sur Amazon, soit des best-sellers.

 

« Une équipe de curateurs établit la sélection à partir de données venant du web, explique Cameron Janes (ci-contre). Ils regardent les ventes, les pré-commandes et les avis clients sur Amazon, les sujets de discussions les plus actifs sur les forums Goodreads, ou encore la vitesse de lecture des ouvrages sur Kindle. » A cette sélection, commune aux onze librairies que compte Amazon aux Etats-Unis, s’ajoute une sélection locale : thèmes appréciés dans la région, meilleures ventes dans la ville, auteurs locaux.

Mais l’aspect le plus amusant de la visite d’un Amazon Books réside incontestablement dans les noms des différents rayonnages. Car aux côtés des polars, des fictions pour jeunes adultes et des ouvrages de développement personnel, l’e-commerçant a créé de nouvelles catégories de livres, qui sont autant de nouvelles façons de découvrir des titres. A l’entrée, une table ne présente que des livres au minimum notés 4,8 étoiles sur 5, chacun doté d’une étiquette précisant par exemple : « 94% des lecteurs de ce livre lui ont attribué 5 étoiles ».

Besoin de faire un cadeau ? Direction le rayon des titres les plus ajoutés dans des wishlists par les internautes, ou celui des 100 ouvrages à avoir lu dans sa vie. Dans les « page turners », figurent uniquement des romans que les lecteurs sur Kindle ont terminés en moins de trois jours. « Certes les thrillers en forment une large partie, mais c’est une autre manière de trouver un livre, qui répond à un autre besoin, souligne Cameron Janes. Par exemple, celui d’un acheteur qui désire, pour le lire à la plage, un roman qu’il dévorera en un rien de temps. »

Amazon Books reproduit même physiquement sa fonctionnalité phare de recommandation : si vous avez aimé ceci, alors vous aimerez cela. A gauche, un ouvrage assez connu, plus susceptible d’avoir été lu par le visiteur (ou de l’attirer par son simple statut de best-seller). A droite, trois ouvrages « que nous allons chercher plus loin dans le catalogue », explique Cameron Janes.

Plus perturbante, l’absence de prix. Chaque ouvrage est affublé d’une étiquette qui comprend sa notation sur 5 étoiles, le nombre de notes, ainsi qu’un extrait d’un avis client déposé en ligne, qui fait office de recommandation d’un ami. On peut aussi scanner le code-barre présent sur l’étiquette avec l’application mobile d’Amazon pour afficher des informations complémentaires (dont le prix), placer le livre dans une wishlist ou l’acheter. Quelques bornes en magasin permettent aussi de scanner les codes-barres des livres pour en afficher le prix. L’un des avantages : ajuster les prix à chaque instant et mettre en valeur les ristournes dont bénéficient les membres du programme de fidélité du marchand.

« Nous avons voulu que le magasin ressemble à une extension d’Amazon », indique Cameron Janes. Et pas seulement en matière de recommandation de produits. « Par exemple, pour les membres Prime, le prix d’un livre est le même que sur la plateforme. Pour les autres clients, il s’agit du prix éditeur, mais il leur est possible de s’inscrire à Prime en caisse et de débuter la période d’essai gratuite d’un mois. » En caisse, d’ailleurs, pas de paiement en liquide. Seuls sont acceptés les cartes bancaires et les paiements mobiles. Un écran tourné vers l’acheteur récapitule les achats et les rabais obtenus si l’acheteur est abonné à Prime.

Comme il se doit, enfin, des tables disposées au centre du magasin présentent les différents devices d’Amazon : liseuses Kindle, tablettes Fire, hauts-parleurs intelligents Echo et Echo Dots, une grande Fire TV… Tous ces devices ont, pour leur part, droit à une étiquette de prix.

« Nous vendons aussi des objets connectés que notre assistant vocal Alexa peut piloter dans la maison », note Cameron Janes, pointant vers des lampes Philips, thermostats Nest et autres serrures intelligentes August. Bien sûr, cet assortiment est complété d’accessoires et de consommables de la marque propre du site, Amazon Basics : écouteurs, câbles usb, piles… Car au-delà des livres, Amazon Books sert aussi de porte d’entrée à tout l’écosystème de produits et de services qu’a bâti la firme de Seattle autour des produits culturels et qu’elle déploie aujourd’hui dans la maison connectée.

Source : LSA