Leclerc opte pour des étiquettes comparant en direct les prix de la concurrence

Bel exemple de collaboration entre start up et grandes entreprises même si on travaille là en test&learn sur un seul magasin LECLERC à QUIMPER… Ça sent le déploiement national bravo à datasolution!

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Leclerc pousse un cran plus loin sa communication autour de « Je suis le moins cher ». Dans son magasin de Quimper, plus de 3000 étiquettes électroniques de gondoles (EEG) affichent le prix du produit chez un concurrent de la zone de chalandise. Une solution inédite fournie par la start­up Data Solutions, spécialisée dans la veille et l’analyse prix de la grande distribution et qui s’appuie sur la technologie des étiquettes SES-Imogotag (l’un des gros faiseurs d’EEG avec Pricer). « Le prix demeure un critère de choix déterminant pour 80% des Français » explique Jean René Arcucci, l’un des fondateurs de la société. « Nos étiquettes sont moins contraignantes et plus directes que les applications mobiles de comparaison de prix. Elle rassurent le client avec le message « vous êtes au bon endroit pour acheter ce produit ». Le comparatif s’appuie sur les prix proposés par les sites Drive des concurrents à proximité, relevés chaque jour par Data Solutions.

Sauf que la méthodologie (choisie par Leclerc) a de quoi laisser songeur : seule l’offre la plus « favorable » est retenue sur l’étiquette. Si un produit s’avère moins cher chez la concurrence, son prix n’est tout simplement pas affiché. Mais en jonglant avec les différentes enseignes, il est évidemment pratiquement toujours possible d’être mieux disant sur tel ou tel produit.
La preuve : Data Solutions a effectué un test dans un petit Intermarché positionné selon les termes de la société « dans une gamme de prix plutôt élevée ». « Nous avons quand même trouvé plus de 5000 références où il était moins cher qu’un de ses concurrents », assure Jean René Arcucci.
Autre biais : seuls les produits disponibles en Drive sont comparés. Soit à peine un quart de l’offre globale d’un magasin moyen au maximum. « Dans les zones très bien équipées en magasins, on arrive facilement à avoir une offre très large », tempère cependant Jean René Arcucci.

Le système semble d’ailleurs séduire au-delà du champion des prix. « Nous sommes en contact avec de nombreuses autres enseignes alimentaires et non alimentaires (bricolage, Darty…) », assure la société. Celle-ci met au point une nouvelle génération d’étiquettes, où plusieurs prix défilent sur l’affichage.

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Cette innovation a l’avantage de fournir une information à des clients qui n’auraient pas forcément eu le réflexe d’aller comparer les prix avec une application mobile ou sur les sites Internet. Reste à savoir ce que deviendront les (très nombreux) prix barrés lors des promotions. Le risque de confusion entre prix avant promo et prix de la concurrence risque d’être compliqué à gérer.

 

Source : marketing-pgc.com

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US RETAIL 2017 : 3 technos digitales qui vont faire bouger les lignes… Bientôt dans vos magasins ?

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Transforming physical storefronts, visual shopping and category management are areas ripe for innovation. Thankfully, Shop.org has found startups poised to fill that void.

Three companies specializing in those areas came to Retail’s Digital Summit this week with hopes of being crowned Shop.org’s Digital Commerce Startup of the Year. Executives fromimageSurge, Netra and RangeMe pitched a panel of retail industry leaders to explain why their company will be the most disruptive in retail over the next five years. Watch as each of the CEOs make their case to take home the grand prize, and find out which startup won the third round of the competition.

Si vous n’arrivez pas à lire la vidéo, cliquez ici ou ici.

Source : nrf.com

Leclerc et Rewe : « Nous sommes en train de créer l’Airbus de la distribution »

E.LECLERC accélère à l’international : création d’une structure d’achats commune Eurelec avec l’allemand REWE (15000 points de ventes) ! Plus qu’une centrale d’achats, un rapprochement stratégique de deux géants.

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Quand deux géants de la distribution issus du monde coopératif décident d’une alliance stratégique… Michel-Edouard Leclerc, président des ­centres E.Leclerc, et Alain Caparros, à la tête du groupe allemand Rewe (51 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 15.000 points de vente dans 12 pays), ont lancé cet été leur centrale d’achats commune. Une structure qui cache en réalité un partenariat plus vaste. Les deux hommes de tempérament, qui avaient fait échouer un premier ­rapprochement en 2013, semblent cette fois vouloir s’allier dans la durée. Ils expliquent pourquoi dans une interview aux « Echos ».

Vous venez de créer Eurelec, une centrale d’achats commune. Comment cela s’articule-t-il avec Coopernic, la centrale européenne à laquelle vous appartenez déjà ?

Michel-Edouard Leclerc : Coo­pernic est une coopérative qui regroupe Ahold-Delhaize, Coop ­Italia, Rewe et E.Leclerc. C’est une centrale de référencement qui offre à nos grands fournisseurs des prestations commerciales pour presque tous les pays d’Europe. On y négocie « on top ». Coopernic a permis à nos groupements de se mettre à niveau des EMD, AMS, Carrefour World Trade qui nous avaient ­précédés. Depuis 2015, parallèlement à d’autres accords bilatéraux (Coop Italia), nous avons réfléchi à la construction d’une alliance stratégique et durable avec Rewe. Alain Caparros nous a proposé de rapprocher nos deux groupes d’indépendants pour échanger nos bonnes pratiques sur une vingtaine de chantiers. Eurelec est l’aboutissement concret de ce projet.

Alain Caparros : Eurelec Trading est basé à Bruxelles. Nous sommes en train de recruter les équipes. C’est une société d’achats coopérative dont la vocation est de simplifier la relation avec nos grands fournisseurs internationaux, un interlocuteur unique, une facturation unique, un seul paiement. Mais nos politiques commerciales resteront distinctes et chacun utilisera à sa guise les gains réalisés à l’achat. Puisque la structure est coopérative et sa fonction limitée, sa création n’est pas subordonnée à l’autorisation des autorités chargées de la concurrence, à l’exception de la Pologne et de l’Autriche, qui ont donné leur accord sans réserve.

M.-E. L. : Nous raisonnons comme nos grands fournisseurs mondiaux dans le domaine des approvisionnements. E.Leclerc était peu présent à l’étranger. L’alliance avec Rewe nous apporte la dimension qui nous manquait pour être aussi compétitif à l’achat que des Walmart, Tesco, Metro ou demain Amazon. Eurelec a vocation à acheter des produits, mais aussi des prestations, comme le fret maritime, par exemple.

On comprend que les gains à l’achat permettent d’alimenter la guerre des prix en France. Qu’en est-il outre-Rhin ?

A. C. : L’Allemagne est au centre de l’ouragan. Le marché est dominé à 80 % par quatre acteurs, les deux discounters Lidl et Aldi, l’enseigne Edeka et nous, qui sommes le plus petit des quatre. La guerre des prix est permanente. Elle conduit à détruire de la valeur. A cela s’ajoute le fait qu’étant confrontés à une ­stagnation de leurs ventes, les discounters ont élargi leur assortiment avec des marques. Comme chaque Allemand va chez Aldi ou Lidl, tout nouveau référencement conduit à des pertes de part de marché chez nous. Nous y avons répondu en étant plus agressifs sur les produits d’appel et en lançant des services attrayants. Cela marche puisque l’on progresse de 3 % à 5 % par an.

Avez-vous le sentiment, avec votre rapprochement, de favoriser le devenir de ce que l’on désigne plus généralement par le « couple franco-allemand » ?

A. C. : Je suis exaspéré quand j’entends comment certains représentants politiques français parlent de l’Allemagne. C’est un pays fabuleux avec une population jeune très consciente de son passé. L’appel d’air lancé par Mme Merkel envers les réfugiés démontre que l’Allemagne d’aujourd’hui n’a rien à voir avec l’Allemagne d’hier. La chancelière est du bon côté de l’histoire. Evidemment, dans le privé, on cultive des différences dans la manière de gérer les affaires. Mais, au final, on travaille très bien ensemble.

M.-E. L. : Notre mouvement a été pionnier pour le passage à l’Euro. Nous croyons fortement au pilier franco-allemand. Dans une période de doute à l’égard des institutions, je trouve stimulant que des chefs d’entreprise créent un « Airbus de la distribution » et donnent ainsi corps à une Europe concrète qui bénéficie aux consommateurs.

 

Source : altaviawatch.com

Le mobile abolit les frontières entre web et magasins

 Le mobile abolit les frontières entre web et magasins

Selon les derniers résultats publiés par Médiamétrie et la FEVAD, les consommateurs utilisent désormais les canaux on et off line à tous les stades d’un achat. Au centre de ces interactions, le smartphone est devenu une véritable pierre angulaire de cette tendance au phygital

A l’occasion de la conférence de presse organisée par la FEVAD dans le cadre du Salon E-commerce Paris, Médiamétrie//NetRatings et la FEVAD dévoilent les derniers résultats de l’Observatoire du Consommateur Connecté, l’étude qui décrypte les comportements d’achat des internautes.

 

1 mobinaute sur 2 utilise son smartphone en magasin

Si l’ordinateur fixe reste l’écran privilégié de l’achat sur internet, les écrans mobiles s’intègrent parfaitement dans le parcours d’achat des consommateurs connectés.

Pour Bertrand Krug, Directeur Adjoint de Médiamétrie//NetRatings, « le smartphone n’est pas uniquement un support d’achat en ligne : les internautes s’en servent aussi sur un point de ventes pour se renseigner sur un produit, comparer les prix, ou partager des informations. »

Ainsi, 53% des mobinautes ont déjà utilisé leur smartphone en magasin : 23% d’entre eux pour comparer un prix avec celui des concurrents, ou encore 20% pour prendre une photo du produit et la partager.

La tablette s’apparente à l’ordinateur fixe : 73% des cyberacheteurs sur tablette ont effectué un achat de chez eux, contre 46% hors domicile.

Une complémentarité accrue entre web et point de ventes

Pour Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad : « Les cyberacheteurs sont désormais multicanaux à toutes les étapes de leurs achats sur internet, de la préparation à la livraison, ils profitent de toutes les possibilités proposées. Le smartphone joue un rôle essentiel dans le développement de ces nouveaux comportements des consommateurs et contribue ainsi à accélérer la disparition des frontières entre le commerce physique et internet ».

En effet, les consommateurs utilisent invariablement les canaux on et off line à tous les stades d’un achat. Si Internet est, par nature, la première source de renseignement pour un achat online, le magasin et l’entourage restent des valeurs sûres.

 Le mobile abolit les frontières entre web et magasins

Web-to-Store et Store-to-Web

Ainsi, 52% des cyberacheteurs se sont préalablement rendus dans une enseigne physique avant d’acheter en ligne. En outre, 31% se fient aux recommandations de leurs proches (38% chez les 18-34 ans).

A l’inverse, près de 7 acheteurs en magasin sur 10 (69%) se sont renseignés sur Internet avant d’effectuer leur achat. Les internautes sont d’ailleurs plus de la moitié (51%) à laisser des commentaires sur la toile à propos de leurs achats.

Livraisons et politiques de retour accentuent le phénomène

La complémentarité entre les canaux online et offline s’illustre aussi au moment de la livraison. Pour récupérer leurs produits achetés en ligne, 67% des cyberacheteurs alternent entre la livraison et le retrait.

La pratique du Drive dynamise les achats d’Alimentation et Produits de Grande Consommation : 55% des cyberacheteurs des sites de grande distribution choisissent ce mode de livraison (+6 points par rapport à 2015), devant la livraison à domicile (52%) et le retrait en magasin (27%).

Enfin, voir et essayer les produits avant de les acheter reste la première raison d’achat en magasin plutôt que sur Internet. Mais ce frein à l’achat online est aujourd’hui en partie comblé par les possibilités de retour : 39% des cyberacheteurs ont déjà retourné un produit (+3 points par rapport à 2015) et 12% ont déjà acheté plusieurs tailles/modèles et retourné ceux qui leur convenaient le moins.

 

Source : comarketing-news.fr

Retail Mobile & Commerce Connecté

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Pour les Retailers, les écrans les plus importants sont maintenant les plus petits, le retail mobile s’installe. Les smartphones représentaient 45,1 % du trafic web-shopping US dans le premier trimestre de cette année, devançant les ordinateurs à 45 %, selon une étude de Demandware, un fournisseur de logiciels d’e-commerce. Alors que la montée des smartphones permet une occasion d’atteindre des clients en tout temps et en tout lieu, les commerçants font face à des obstacles pour tirer le meilleur parti de leurs plates-formes mobiles. Ces obstacles comprennent les longs délais de paiement et des procédures de paiement qui empêchent les consommateurs de terminer leurs commandes. Demandware a constaté que 11 % des utilisateurs mobiles ont des problèmes de paiement, plus que le taux combiné de tous les autres appareils !!

Les ventes de plus mobiles ont plus que doublé de 2013 à 2015, selon ComScore

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Les plus grands Retailers US (Target,Wal-Mart Stores,Kohl) font le développement de leur stratégie autour du shopping mobile avec des équipes en interne. Ils ont tous connu des augmentations massives de leurs activités mobiles en Juin 2015 par rapport à un an plus tôt, selon ComScore. Par exemple l’app Target’s Cartwheel, qui fournit aux acheteurs des promotions alors qu’ils sont dans les magasins, a vu une augmentation de 85% de son activité. Le principe est simple vous sélectionner vous-même vos offres sur l’app et ensuite en scannant votre code à barres à la caisse en magasin, vous avez la réduction ! Et si vous n’avez pas le temps de passer en revue l’app, vous scanner le code barre d’un article en magasin et l’app vous dira s’il y a une promotion sur l’article ou une gamme similaire !

L’Europe est le 3e marché e-commerce au niveau mondial derrière la Chine et les États-Unis- La Chine passe devant les États-Unis et prend le leadership mondial. En matière de e-commerce ramené à la population, le Royaume-Uni est le 1er marché au monde.

En Asie, le mcommerce à une avance sur la plupart des autres pays, l’une des raisons, le smartphone est la base des familles pour se connecter ! L’usage est courant, dans un rapport de Visa en juin 2015 sur environ 50% des personnes interrogées en Indonésie, Malaisie, Singapour et la Thaïlande ont indiqué qu’ils ont fait des achats en utilisant les smartphones. On notera que les sociétés Internet chinoises investissent de plus en plus dans la conception de dispositif mobile, des plates-formes et de la distribution, car elles visent à développer leurs bases utilisateurs et à accroître l’engagement et  la fidélité des utilisateurs.

En France aussi l’activité devient florissante, selon le barometre de la  fevad, les ventes sur terminaux mobiles continuent de progresser à un rythme important : elles atteignent 6,4 milliards d’€ en 2015. Chez les sites leaders les ventes sur mobiles et tablettes représentent près de 25 % du total des ventes. Dans ce baromètre Fevad/CSA janvier 2016 en % des acheteurs équipés en mobile voici quelques chiffres intéressant des usages.

– 44 % ont utiliser mon mobile pour flasher les QR-codes et/ou codes barres sur une publicité, un magazine, un tableau d’affichage…
– 43 % ont utiliser leur mobile en magasin pour s’orienter dans les rayons, comparer les prix, consulter les avis clients, consulter, les caractéristiques techniques d’un produit
– 32 % ont autoriser la géolocalisation afin de recevoir des opérations promotionnelles personnalisées à proximité
– 31 % ont utiliser leur mobile pour interagir sur les réseaux sociaux à l’occasion d’un achat
(consulter une page Facebook, consulter des avis, émettre un commentaire, poster une photo…)
– 29 % ont été en magasin, mais ont réaliser l’achat via leur mobile

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Source : servicesmobiles.fr

Digital : 6 enseignes sur 10 prévoient d’augmenter leurs investissements

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Les retailers l’ont bien compris. Les nouvelles technologies sont l’avenir des magasins et le mobile sera au centre des stratégies à venir. Les investissements ne sont pourtant pas à la hauteur de ces enjeux. Voici les principaux enseignements d’une étude RetailMeNot/WBR Digital, publiée le 25 août 2016 et réalisée auprès de 200 décisionnaires marketing de grandes enseignes multicanales français et étrangers.

Le digital est incontestablement un nouveau relais de croissance pour les magasins. C’est en ces termes que l’étude RetailMeNot, réalisée en collaboration avec WBR Digital, résume tous les enjeux de l’année à venir pour les grandes enseignes multicanales. « Les résultats de l’étude démontrent clairement que les marchands ont aujourd’hui pris conscience de l’importance des canaux digitaux pour dynamiser les ventes en magasin, résume l’étude. « Ils sont désormais essentiels pour attirer les clients en magasin et redynamiser les ventes in-store« . Parmi les services proposés les plus populaires, on trouve les promotions en temps réel (85%), la vérification des disponibilités des produits en magasin (71%), ainsi que le Click & Collect (67%). Côté consommateurs, interrogés sur les services qu’ils attendent des marchands, la possibilité de vérifier en ligne la disponibilité d’un produit en magasin arrive en tête du palmarès (42%), suivi par les offres digitales de remboursement (34%), le Click & Collect (32%) ainsi que les coupons et réductions sur mobile (26%). 

Le mobile, nouvelle (et indispensable) arme des enseignes

Interrogés sur les principales opportunités de l’utilisation de la technologie mobile dans le cadre de leur stratégie omnicanale, 64% des répondants évoquent l’amélioration de l’expérience d’achat en boutique, ainsi que l’aide à la conversion des ventes en magasin (58%), et la fidélité de leurs clients (56%). Des opportunités qui ont amené les professionnels du commerce à développer une véritable stratégie : aujourd’hui, la totalité des grandes enseignes multicanales en France misent sur la technologie mobile. 94% disposent d’un site Web optimisé pour mobile, 69% d’une app dédiée et 64% ont les deux. A noter que la France fait partie des pays où tous les répondants à l’étude ont une présence optimisée pour le mobile.

Au cœur de cette problématique, les usages des consommateurs. De plus en plus de consommateurs utilisent aujourd’hui les canaux digitaux pour trouver les meilleurs prix en magasin. « La quantité d’heures que les gens passent sur leur téléphone portable a radicalement modifié la dynamique d’achat. Les barrières entre l’achat en ligne et le commerce physique sont littéralement en train de tomber. Ainsi, c’est le client qui est à l’origine de cette révolution commerciale à laquelle nous assistons actuellement. Le mobile est désormais devenu une partie intégrante de l’expérience d’achat, à la fois en ligne et en magasin« , analyse Anne-Marie Schwab, directrice générale de RetailMeNot. 

Les retailers en retard vis-à-vis des attentes des consommateurs

Des progrès restent cependant à faire. Tout en reconnaissant l’importance de connecter l’expérience client en ligne avec les magasins physiques, plus de la moitié (56%) des répondants admettent avoir encore des difficultés à attribuer les campagnes d’investissements du digital vers les ventes en magasin, et 44% regrettent ne pas pouvoir connecter les ventes en magasin avec les comptes en ligne de leurs clients. De plus, presque la moitié des répondants (45%) avoue ne pas avoir une stratégie de prix et d’information qui est toujours cohérente sur les différents canaux et seulement 35% des enseignes françaises ont mis en place une équipe de vente intégrée qui gère l’ensemble des canaux. « Alors que les marques et enseignes ont aujourd’hui des outils à leur disposition qui leur permettent de suivre et analyser en détail le parcours client en ligne, ils en savent beaucoup moins sur la façon dont ces mêmes clients achètent dans leurs magasins physiques« , déplore l’étude. Un manque de connaissances dommageable pour les consommateurs, de plus en plus attentifs à un parcours-client homogène et sans couture entre les différents canaux utilisés par les marques.

Connecter l’expérience en ligne avec l’expérience physique

Or ces faiblesses sont autant d’opportunités manquées pour les retailers. « Malgré la familiarisation d’une grande partie du public avec les achats en ligne aujourd’hui, 90 % des ventes en Europe se font toujours en magasin« , rappelle Anne-Marie Schwab. L’enjeu : connecter l’expérience en ligne avec l’expérience physique en actionnant des leviers pertinents et prisés des consommateurs, à l’instar du couponing. Ainsi, selon RetailMeNot, plus d’un consommateur sur deux (52%) a déjà utilisé un coupon digital pour bénéficier d’une réduction en magasin soit en imprimant le coupon avant de se rendre en magasin (43%), soit en le montrant directement sur leur mobile (14%). Sur les 12 prochains mois, en France, 6 enseignes sur 10 qui prévoient d’augmenter leurs investissements dans le digital pour orienter les consommateurs vers les points de vente physiques. L’étude précise qu’ils concerneront principalement le développement des coupons de réductions sur mobile (73%), le paiement mobile (67%) et le développement de leur application mobile (58%).

Source : LSA.fr

Auchan est désormais « Mobile First »

Jérémie Cohen, responsable web et mobile chez Auchan Drive, explique comment le distributeur s’est emparé du mobile pour, notamment, doper les ventes du drive, à l’occasion de la conférence de l’Adetem qui s’est penchée sur l’impact du mobile dans le retail.

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Un tiers des commandes du drive sont finalisées sur les applications mobiles d’Auchan

Toujours plus de Français connectés, toujours plus de smartphones vendus -62 % de la population en est équipée. Comment les distributeurs s’emparent de cette tendance ? L’Adetem s’est penchée sur ce thème mardi 28 juin 2016. Jérémie Cohen, responsable web et mobile pour Auchan, est intervenu pour expliquer la stratégie du distributeur sur le mobile.

Un tiers des commandes drive validé via les applis

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« En 2016, nous sommes passés en m »mobile first » introduit Jérémie Cohen. Comme chez de nombreux distributeurs, la part des commandes via les applications mobiles grandit sur les sites d’Auchan.fr. A ce jour, un tiers des commandes pour le drive sont validées via les applications mobiles d’Auchan. Sur ce support, le panier moyen est moins important que celui réalisé via les ordinateurs, mais le trafic est, lui, plus important. Une opportunité que se devait de saisir le retailer nordiste.

Une liste de courses automatique

Pour cela, Auchan a notamment développé la liste de course pré-enregistrée. Celle-ci est gardée en mémoire automatiquement en fonction des précédents achats « L’objectif de notre site est de permettre un gain de temps, tous nos projets pour le web vont en ce sens », soutient Jérémie Cohen.

Pour autant, le distributeur n’en oublie pas son rôle de commerçant ; il travaille ainsi la personnalisation de l’offre et des produits proposés aux clients en ligne en fonction des nouveautés et des promotions en cours.

Le mobile pour optimisier les achats en magasins

En magasin, des tests avec la technologie des beacons sont également en test, afin de pousser des notifications personnalisées sur le mobile: « On ne réfléchit pas forcément en termes de technologies mais d’usages. L’idée est d’accompagner au maximum nos clients », indique encore Jérémie Cohen. Auchan multiplie les tests via ses applis. En 2011, il avait par exemple développé avec Phoceis une aide pour anticiper ses achats en magasin et retrouver sa voiture sur le parking d’Auchan via le mobile.

Source : Retailblog.fr

Connaissez-vous les Z-shoppers, consommateurs de demain ?

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Ils sont scotchés à leur téléphone mobile, de temps en temps à court de Pokeballs et représentent la majeure partie des consommateurs de demain… Eux, ce sont la « GenZ », « iGen », les « Centennials » plus communément appelée la « génération Z ». A la différence des « millenials », simples témoins de la révolution digitale et nés entre 1981 et 1996, eux ont vu le jour après 1997 et  sont les premiers « true digital natives ».

Ultra connectés aux réseaux sociaux, ces « millenials sous stéroïdes » sont à la perpétuelle recherche du « faster, better, stronger » quand il s’agit de leurs actes d’achat. Pourtant, pour cette génération qui représente aujourd’hui 21,2% de la population française, l’acte d’achat se produit avant tout dans le monde « réel ». Ainsi, pour 80% d’entre eux, il est essentiel qu’une marque possède un point de vente physique, ce qui les rapproche des millenials (82%) mais les éloigne des générations précédentes (69% génération X et 65% des boomers). Si ce comportement semble paradoxal pour des consommateurs habitués à trouver tout ce qu’ils veulent sur Internet, c’est peut-être aussi parce que ces jeunes shoppers n’envisagent pas les magasins physiques de la même façon… Et c’est bien là tout le problème des marques car cette iGen déplace la chaîne de valeur et chamboule les codes du retail.

Les attentes retail de toute une généraZion.

Férus de bien matériaux…

44 milliards de dollars de pouvoir d’achat, ça ne laisse insensible aucune marque ! Les retailers ont donc tout intérêt à s’adapter à cette nouvelle génération qui fera la pluie et le beau temps dans les points de vente de demain. Pourtant, aussi connectés qu’ils le soient, cette génération accorde une importance marquée aux biens matériaux ; là où la Génération Y recherchait l’expérience via le service, eux ne se concentrent que sur le matériel et la possession physique d’un bien. Cette possessivité peut s’expliquer par leur perception de la société qui les entoure : ils se sentent en permanence menacés. C’est dans le confort d’un magasin physique qu’ils sont rassurés : ils peuvent toucher et ressentir, jouer avec les couleurs et les motifs et mélanger les biens et affaires qu’ils souhaitent acquérir. S’approprier un bien avant de l’acheter, voilà une nouvelle habitude qui caractérise les centennials qui, de par leur jeune âge, considèrent encore la visite d’un point de vente comme une activité sociale.

… achetés en ligne !

Allaités au www, omniprésents sur les réseaux sociaux – les Youtubers sont leurs stars favorites -, ils se servent de leur smartphone comme d’un précieux outil d’achat. Ainsi, 39% d’entre eux disent trouver leurs idées de shopping sur les réseaux sociaux via leur smartphone et 34% ont trouvé les produits qu’ils ont acheté via les « social medias ».  Malgré leur besoin quasi obsessionnel d’interagir avec une marque avant d’effectuer un acte d’achat, ¾ d’entre eux n’installent pas l’application de leur marque préférée et le « clic & collect » ne s’est pas installé dans leur routine de consommation (61% ne l’ont jamais utilisé). Pressés, ils recherchent la satisfaction immédiate et détestent attendre : les longs délais de livraison sont un frein considérable pour ces acheteurs qui n’ont « pas le temps » !

L’expérience immersive, une variable aussi importante que le prix

Cette « screen generation », habituée à la crise et soucieuse de son portefeuille, recherche autant les univers aux codes très marqués que les petits prix (50% des filles de la GenZ achètent prioritairement pendant les soldes) et attend donc des retailers une expérience d’achat immersive. Réalistes, innovants, persistants et « self-aware », ils considèrent qu’acheter, c’est aussi s’amuser ! Que dire de l’installation de dizaines d’écrans « in » & « out » des magasins Kiko permettant aux jeunes prunelles de se perdre dans des milliers d’heure de vidéos diffusées jusque sur les plafonds du store mais aussi de s’informer et de créer des points de contact entre eux et le magasin ! Au-delà des écrans, l’important pour une marque est de développer un univers propre. Mobiliser les sens de ses clients est presque une obligation. L’exemple d’Abercrombie & Fitch qui, avec Hollister, cherche à développer son ambiance autour du soleil et des plages californiennes est révélateur. Dès l’entrée de ses magasins, le décor est posé et le client comprend qu’il va être plongé à 360° dans un environnement de marque. Il est alors crucial de bien choisir des couleurs, parfums et affichages en corrélation avec les valeurs recherchées. Acheter, s’amuser et « voyager », voilà ce que les retailers doivent offrir à leurs jeunes clients !

Personnalisation et communication : la gourmandise GenZ.

Au-delà de cet aspect immersif et des « petits prix » chers à tout un chacun, les Z-shoppers aiment qu’on leur adresse des offres personnalisées ; que ce soit en boutique grâce aux technologies « beacons » ou « watermarketing », ou en dehors grâce aux réseaux sociaux et à la diffusion de brand content, cette génération est réceptive à la publicité (35% déclarent lire les newsletters des marques et 88% aiment recevoir un message du magasin une fois sortis de ce dernier). Ainsi, lorsqu’ils voient une publicité qui leur est adressée, 29% se renseignent sur le produit, 26% en parlent à leurs proches et 21% achètent carrément le produit en question ! Ils sont d’ailleurs également créatifs lorsqu’il s’agit de concevoir une offre : il suffit de leur donner des options de lieu et de support d’achat et ils construisent eux-mêmes leur offre ; c’est ainsi qu’une marque de fast food américaine leur a proposé de concevoir eux-mêmes leur menu avec tous les produits à disposition et sans interaction humaine ; par cette offre dématérialisée, le restaurant a augmenté de 20% ses commandes et a surtout acquis la position de « fastfood préféré des centennials ». Cependant, les z-shoppers ne sont pas à une contradiction près puisqu’ils jugent inutiles et dépassés les programmes, aussi personnalisés soient-ils, de fidélité et de cartes promotion que leur proposent encore certaines enseignes.

Demain est à eux !

Trois critères sont essentiels pour gagner l’attention – très courte ! (8 secondes en moyenne) – de la génération Z : répondre à leurs besoins en constante évolution de manière personnalisée, leur faire vivre une expérience immersive qui les intègre dans l’offre mais également montrer du respect et de la fidélité avant d’en demander en retour. Car si ces jeunes aiment la présence digitale des marques (36% disent qu’Amazon est leur site préféré, 8% pour Nike 2ème ), ils apprécient tout particulièrement leur transparence et leur sobriété. Et lorsque l’on sait que dans quelques années, 4 consommateurs sur 10 feront partie de ces z-shoppers particuliers, il apparaît inconcevable de ne pas s’adapter à eux et de les décevoir !

Source : Siècle Digital

Le retail entre dans une nouvelle ère

La relation entre le retail et le digital a toujours été tumultueuse. Pourtant, en 2015, sur le seul marché français, la croissance du e-commerce était 10 fois supérieure à celle du commerce « traditionnel ».

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L’ère du mobile pourrait perturber ce déséquilibre. Tout le monde ou presque possède désormais un smartphone, tout le temps, partout, dans la poche. Conséquence directe pour le retail : il est désormais bien plus facile pour une enseigne physique de capter un client potentiel au bon moment et de l’accompagner facilement en magasin. Et même de garder le contact avec ce client après son passage en boutique. C’est l’ère du « moment marketing ».

Le marketing direct « traditionnel » en pleine transformation. Jusqu’à présent, le marketing direct pourrait presque se résumer à l’affichage traditionnel (TV, Affichage, etc.) et à la distribution de coupons promotionnels dans la rue, dans les boîtes aux lettres ou par email. La donne change au fur et à mesure que les technologies mobiles évoluent. Désormais, quand une marque veut générer du trafic dans un magasin, elle a à sa disposition une panoplie d’outils lui permettant d’envoyer des messages géolocalisés en temps réel afin de toucher le consommateur au moment où il est en phase réceptive d’achat. Pour cela, elle s’appuie sur trois leviers opérationnels : les objets connectés, la publicité sur mobile et des outils marketing connectés.

Les objets connectés dans leur globalité représentent un levier d’interaction entre le consommateur et les magasins physiques : les smartphones bien sûr, mais également les tablettes, les smartwatches, les bracelets connectés, etc. Demain, dans un centre commercial, une marque pourra croiser les données d’un utilisateur (à condition qu’il donne son autorisation au préalable) pour envoyer une réduction sur un produit que celui-ci aura déjà recherché en ligne.

Les techniques d’achats géolocalisés en temps réel : la technologie du Real Time Bidding (RTB), utilisée dans la publicité en ligne et, par extension sur mobile, consiste à allouer en temps réel une impression publicitaire à un annonceur et d’en déterminer le prix grâce à de nombreuses données de l’utilisateur (géolocalisation, historique de navigation, âge, centres d’intérêts, comportement d’achat, etc.). Grâce au RTB, on est désormais capable de cibler de manière ultrafine un utilisateur mobile. Prenons un exemple : une grande enseigne nationale de vente d’articles de sport va chercher à cibler, pour une opération, les internautes ayant visité un site de sport sur les deux dernières semaines. Pour cela, elle va aussi cibler ces internautes au moment où ils sont à proximité de la zone de chalandise d’une de ses enseignes, et ce afin de délivrer le message à une personne intéressée et au moment où celle-ci peut potentiellement se rendre directement en magasin.

Des technologies mobiles au service du marketing de proximité. Il existe plusieurs technologies, déjà déployées auprès des utilisateurs qui, associées au RTB, participent également à ce rapprochement entre le retail et le digital :
Le « porte-monnaie » électronique (type PassBook sur iPhone ou Google Wallet sur Android) offre une nouvelle manière d’interagir avec l’utilisateur en lui envoyant une information qu’il peut stocker dans ce portefeuille virtuel : billet d’avion, de concert, ou même coupon de réduction. Pour le distributeur, c’est une information facile à envoyer et qui peut avoir un impact non négligeable sur la décision d’achat en magasin. D’autant que ces « Wallets » pourront bientôt permettre de payer directement avec son smartphone, comme c’est le cas aux États-Unis (Apple a annoncé que sa technologie de paiement via smartphone et smartwatch Apple Pay arrivera à l’été 2016 en France).
Le Near Field Contact (NFC) est une autre technologie d’échange d’informations intégrée dans la grande majorité des smartphones du marché. Il suffit d’approcher son smartphone d’une borne compatible NFC (une vitrine, une affiche, une caisse, …) pour déclencher une interaction avec l’utilisateur : transmission d’un coupon de réduction, d’une offre promotionnelle, d’une publicité interactive, etc.

La combinaison de ses 3 leviers ouvre un nouveau champ d’action marketing inespéré pour les distributeurs. Essayons de décrire une campagne de marketing direct utilisant ces nouvelles technologies. Pour cela, reprenons l’exemple de l’enseigne de sport : celle-ci, avec l’approche de l’été, pourrait par exemple chercher tous les internautes ayant montré un intérêt pour le rafting, possédant un smartphone, ayant moins de 23 ans et de sexe masculin.

La marque fait une campagne publicitaire RTB sur mobiles/tablettes/objets connectés : elle peut alors choisir de cibler les utilisateurs pertinents (centre d’intérêt sport, homme, 23 ans, disposant d’un smartphone) dans un premier temps. Puis, elle va réduire sa cible aux utilisateurs se trouvant dans un rayon de moins de 5 km d’un des 100 magasins de la chaine. Enfin, la campagne va être diffusée pendant les heures d’ouverture du magasin le plus proche. Le client intéressé a ainsi de plus grandes chances de se déplacer en magasin. Si l’utilisateur est ciblé par des offres correspondant à ses centres d’intérêts, les chances qu’il se montre réactif vis-à-vis de l’enseigne en question sont optimisées. Ainsi, le ciblage publicitaire est considérablement plus précis et plus puissant que n’importe quelle campagne de marketing direct « traditionnelle ».

Le message contient une offre promotionnelle incitant à bénéficier d’une offre exclusive. Cette offre étant limitée dans le temps, mieux vaut en profiter tout de suite.

L’utilisateur clique et télécharge un coupon dans son portefeuille électronique.

Il se rend en magasin et profite de l’offre en montrant le coupon téléchargé. Plus besoin de carte bancaire, le consommateur paie grâce à son « wallet » et son téléphone.

L’enseigne propose à l’utilisateur de profiter de son programme de fidélité en l’ajoutant à son portefeuille virtuel. Plus de papier, tout est stocké. Par la même occasion, l’utilisateur peut télécharger l’app de l’enseigne en scannant un code barre grâce à son téléphone. Le client entre désormais dans un canal marketing qui permettra à l’enseigne de garder contact avec celui-ci via son application installée.

Ce client sort à présent du canal publicitaire classique. Celui-ci ne sera plus touché par l’enseigne qui prendra soin de le dé-cibler lors de sa prochaine campagne publicitaire.

C’est l’ère du temps réel, de l’ultra ciblage et de l’interaction. L’ère du « moment advertising ».

L’ère du « drive to store ». C’est ce que propose par exemple l’application de GPS mondialement connue Waze. L’affiche des publicités sur l’App ne se fait qu’une fois l’utilisateur à l’arrêt. Un bandeau peut s’afficher sur la moitié supérieure de l’écran, proposant par exemple de le guider vers une enseigne de fast food située à moins d’un kilomètre de sa localisation, l’incitant à faire un détour sur son trajet pour déguster un burger. Plus fort encore : grâce au RTB, Waze analyse les horaires d’ouverture des enseignes et affiche une mention « ouvert » dans son bandeau au sein même de la publicité, ajoutant une information incitative d’importance pour l’utilisateur. Et si la chaîne de fast food est fermée ? Le RTB va empêcher l’affichage de la publicité, évitant ainsi un espace publicitaire « perdu ». Un volet économique reconnu et particulièrement apprécié des annonceurs aujourd’hui, qui font tous la chasse au « cash burning ».

Le retail a toujours été un peu fâché avec le digital : les marques qui ne possèdent pas de boutique en ligne sont actuellement peu présentes dans l’achat média, exception faite de certaines campagnes d’images. Aujourd’hui, les technologies comme le RTB offrent des opportunités de communication gigantesques qui vont supplanter progressivement le marketing direct « traditionnel » dans les mois et années à venir.

Source : EconomieMatin.fr (juillet 2016) – Stéphane Pitoun

L’accélération de start-ups dans le Retail

L’accélérateur « metier » est un bel exemple de collaboration entre START-UPS et GRANDES ENTREPRISES en offrant un « terrain de jeu » dans le vrai monde à des solutions développées dans un « garage ». Nos start-ups ont de belles idées, mais la commercialisation reste le premier obstacle pour des équipes souvent uniquement composées de DEV. Nombre d’idées magnifiques qui auraient peut-être « changé le monde » restent sur le quai par manque de visibilité ou de business developpeurs.

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Les projets d’UR Link voient le jour et ce sont Amano, deliver.ee, Dress in the City, My Pop Corner et Visibilishop qui testent actuellement leurs solutions dans des centres commerciaux d’Unibail-Rodamco.

C’était l’un des objectifs du programme d’accélération retail lancé par Unibail-Rodamco en partenariat avec Numa le 14 mars dernier : offrir aux startups sélectionnées un accès aux centres commerciaux du Groupe et à leurs visiteurs afin qu’elles puissent y déployer leurs solutions lors de phases de test grandeur nature.

A l’issue des deux premiers mois du programme UR Link, au cours desquels chaque binôme startup – sponsor Unibail-Rodamco a travaillé à la définition du usecase et des objectifs business à atteindre, c’est désormais chose faite ! Amano, deliver.ee, Dress in the City, My Pop Corner et Visibilishop ont lancé 5 pilotes dans différents actifs du Groupe.

Depuis l’inauguration du Forum des Halles, chaque visiteur se connectant au centre en 3G/4G ou en WIFI arrive directement sur la webapp Amano dédiée au Forum, et accède ainsi aux informations dont il a besoin (magasins, offres spéciales,…), sans avoir à télécharger l’application. Plusieurs types de contenus sont testés aléatoirement afin de déterminer le meilleur parcours utilisateur et ainsi déployer les contenus et fonctionnalités à plus forte valeur ajoutée pour le visiteur.

Du côté du centre Parly 2, grâce à deliver.ee, les visiteurs pourront se faire livrer leurs achats réalisés dans une dizaine de boutiques du centre, avec un service de collecte et de livraison à la demande, sur un créneau de deux heures, et de manière 100% écologique grâce à des triporteurs électriques.

Depuis le 4 mai, les clientes des 4 Temps peuvent déposer à l’espace Clic&Service du centre leurs vêtements qu’elles souhaitent revendre via l’application Dress in the City. Et un grand vide dressing éphémère a été organisé du 18 au 22 mai, afin de faire rencontrer un maximum de vendeuses et d’acheteuses.

2 espaces commerciaux situés à Velizy 2 et Rosny 2 sont déjà en ligne, et Lyon Part Dieu suivra bientôt, sur la plate-forme My Pop Corner qui permet à des marques de trouver des emplacements commerciaux éphémères adaptés à leurs besoins. La startup développe de plus un tout nouveau produit, My Box Corner, véritable concept store sous la forme d’un kiosque au sein duquel les visiteurs des centres découvriront de jeunes créateurs et toutes nouvelles marques dans 2 nouveaux centres du portefeuille

Visibilishop permet à la direction du centre des 4 Temps d’améliorer l’e-réputation du centre et de monitorer celle des principaux commerçants : l’outil agrège tous les avis laissés par les clients sur les pages web existantes (Google, Facebook, Tripadvisor, Yelp…) et donne la possibilité d’y répondre de manière centralisée et donc plus rapide !

En parallèle du suivi de ces pilotes, les deux derniers mois du programme vont être consacrés à la scalabilité des différentes solutions.


Source : Maddyness.com, Mai 2016