Phygital : le digital au secours des boutiques en ville

La révolution digitale que nous vivons entraine de profonds changements dans la définition des rôles de chacun des acteurs du commerce. Le digital n’est qu’un moyen d’optimiser la transaction en saupoudrant une part émotionnelle en direction d’un client réceptif et en demande de telle expérience. Mais quel sera le modèle économique des points de ventes physique « gonflés » de nouvelles technologies… L’idée de le considérer comme une destination, comme un lieu d’expérience pour le client, comme l’expression d’un privilège (celui de pouvoir toucher le produit, l’essayer, le voir en direct live… et parfois de façon spectaculaire dans un lieu « different ») sont certainement des pistes à suivre très sérieusement …

 

Phygital, le nouveau mot à la mode pour décrire l’alliance du point de vente traditionnel, «physique» et du «digital». Au-delà du concept marketing, une véritable révolution qui permet de redynamiser le commerce de centre-ville.

Les nouvelles technologies ont un réel impact sur la vie des Français et sur leurs modes de consommation. Si les consommateurs sont désormais ultra-connectés, ils ne délaissent pas pour autant les magasins physiques : le point de vente reste un lieu hautement apprécié par les consommateurs, où 82% des décisions d’acte d’achat sont encore prises. Il s’agit donc pour les enseignes qui se digitalisent de réussir la complémentarité entre le Web et le lieu physique, afin d’améliorer «l’expérience client en magasin» en offrant un parcours d’achat personnalisé, simplifié et de qualité.

 

Pour Alexandra Frith, chargée de l’engagement des clients chez Retail Pro International, les boutiques ont des cartes en main pour faire face à la concurrence d’Internet.

 

«Les détaillants en ligne accomplissent un travail remarquable pour proposer aux acheteurs les produits, les tarifs et la disponibilité qu’ils recherchent. Les ventes sur le Web ont atteint 341,7 Mds$ (près de 290 Mds€), soit une hausse de 14,6% en un an.

 

À l’heure actuelle, les détaillants qui disposent d’une base opérationnelle physique entrent habilement dans l’arène du commerce en ligne, tout en tirant parti de cette présence physique. Pour rester compétitifs par rapport aux commerçants en ligne, les magasins traditionnels modulent leurs pratiques afin de créer des expériences client inoubliables».

 

Une stratégie à structurer

Certains suggèrent même que les détaillants ne se contenteront plus de vendre des produits : ils factureront aux marques une commission initiale pour le privilège de bénéficier de l’expérience en magasin. Les détaillants proposent peut-être une sélection plus importante en ligne, mais certaines familles de produits, triées sur le volet, sont physiquement exposées et visibles en magasin.

 

« Pensez aux boutiques de marques dans les grands magasins : la stratégie est similaire mais plus structurée, et les marques rémunèrent les détaillants pour ce privilège. Au lieu de consacrer leur temps et leur énergie à la mise en rayon, au contrôle du stock, au nettoyage…, les vendeurs veillent surtout à offrir le meilleur service possible à la clientèle.

Les responsables, quant à eux, consacrent davantage de temps à comprendre le fonctionnement du magasin en tant que destination, et à déterminer les améliorations à apporter afin de dépasser les attentes des clients », ajoute Alexandtra Frith. Un changement de fond, que les commerçants traditionnels ne doivent pas manquer.

 

Source : entreprendre

Comment les marques créent des expériences « phygital » mémorables ?

Parce qu’en 2017 #lexperience est plus importante que le service lui même, parce que le m-commerce explose et quand on parle de m-commerce, ce n’est pas seulement les ventes en ligne sur mobile mais aussi le mobile in store !! Une expérience client spectaculaire en point de vente (physique) construite autour du mobile (digital) sont aujourd’hui les bases incontournables d’une stratégie phygital efficace et performante.

Le terme «phygital» est utilisé pour décrire comment une marque offre une expérience physique et numérique à ses client(e)s. Voyons plusieurs exemples mis en pratique.

Le terme «phygital» est utilisé pour décrire comment une marque offre une expérience physique et numérique à ses client(e)s. Grâce à la fusion des applications, des sites Web, à la numérisation des points de vente et des iBeacons, les marques fournissent de nouvelles façons d’impressionner et de réconforter les clients. D’autant plus que les clients interagissent avec les marques chaque jour. La convergence entre numérique et physique devient une pratique courante parmi les principales marques.

Les clients veulent du phygital

Les signes qui indiquent aux marques un besoin de créer une meilleure expérience phygital sont partout. Un rapport d’eConsultancy 2013 a révélé que plus de 40% des consommateurs américains utilisaient leurs téléphones mobiles pour rechercher le magasin le plus proche. Le rapport de Microsoft Digital Trends de 2015 a révélé que près de 50% des consommateurs étaient “plus susceptibles de s’engager dans des expériences numériques qui offrent une intégration transparente avec leur monde physique”. Par conséquent, ces études indiquent un changement dont les consommateurs s’attendent à ce que les mondes physiques et numériques se mélangent. Examinons quelques exemples des façons novatrices dont les marques créent des expériences phygital.

Comment une expérience phygital aide-t-elle à augmenter considérablement les revenus ?

La station Medical Motion Gait Analysis intègre un tapis roulant avec un logiciel de reconnaissance de mouvements pour aider les clients à trouver la meilleure chaussure pour courir. Le centre Swing Catalyst Flightscope fournit un écran tactile et un écran interactif. Cela permet aux acheteurs de tester leur swing avec différents clubs de golf directement dans le magasin. Les résultats de cette transformation ont été incroyables ! La société a augmenté les revenus dans ce magasin de plus de 50%. Testé c’est approuvé.

D’autres marques ont également rassemblé des expériences phygital fantastiques au cours des années. Découvrez ces exemples novateurs:

Les artistes aussi peuvent être phygital

Bing de Microsoft s’est associé à Jay-Z pour produire une tournée phygital de la vie du rappeur en lien avec la publication de son autobiographie “Jay-Z Decoded”. Les utilisateurs de Bing pouvaient découvrir des histoires qui commencent à partir de ses racines dans les projets Marcy à Brooklyn. Et ainsi jusqu’à son ascension vers la gloire et les voyages dans le monde entier. La tournée était révélée par les paroles lorsque les utilisateurs répondaient correctement aux indices interactifs fournis dans Bing Maps.

Plus de 300 pages du livre ont été publié dans des endroits à travers New York, Londres, Los Angeles et d’autres villes, l’emplacement de chaque lieu était en lien avec le contenu du livre.

Lorsque une bonne réponse était reçue, Bing concentrait la carte de l’utilisateur sur le quartier concerné. Ainsi l’utilisateur continuait avec des indices plus spécifiques afin de localiser où les pages “cachées” étaient publiées. En effet, une icône en forme de page indiquait un morceau de texte à trouver, que ce soit sur un panneau publicitaire ou dans des endroits inhabituels comme les piscines, les salles de billard etc.

Les produits sont phygital

Une des initiatives phygital de Coca-Cola (lancé en 2009) appelé Coke Freestyle Machine. Le chef de développement produit de Coca-Cola, Lorie Buckingham, a expliqué comment ils ont permis aux utilisateurs de créer leur propre mélange. Les utilisateurs avaient un écran tactile avec lequel ils dirigeaient la machine pour créer un mélange de goûts. L’expérience physique se confond avec le numérique lorsque les utilisateurs étiquettent leurs créations uniques et partagent leur création via les réseaux sociaux. Enfin, Coca-Cola peut exploiter les données collectées à travers ses machines pour créer de nouveaux produits à partir de mélanges populaires.

Technologie phygital dans la mode en récoltant des commentaires

Les marques peuvent tirer profit des expériences numériques en magasin et recueillir des commentaires de ses client(e)s. Par exemple, le détaillant brésilien de mode C&A a installé des compteurs “like” en temps réel sur ses cintres. Les données ont servi à la page Facebook de C&A, où les vêtements ont été affichés. Les clients de la boutique de voir les avis dans les commentaires.

D’une manière différente, Nike a créé une expérience phygital en générant des commentaires grâce à ses baskets. Pour les joueurs de basket-ball, Nike a construit ses chaussures Hyperdunk avec des capteurs qui suivent tous les mouvements du porteur pendant les jeux, puis se synchronise avec les iPhones, en fournissant des statistiques et des commentaires sur le jeu.

Les panneaux d’affichage interactifs servent d’expérience phygital

Les panneaux extérieurs peuvent être utilisés pour créer l’expérience phygital. McDonald’s a créé une campagne interactive en plein air à Stockholm. Appelé Pick N Play, les consommateurs pouvaient interagir avec un panneau publicitaire. Grâce à l’aide de leurs téléphones portables, ils pouvaient jouer à des jeux affichés sur le panneau d’affichage pour gagner des cadeaux McDonald.

 

Finalement, vous pouvez voir qu’il existe de nombreuses façons créatives de créer une expérience phygital. Comment votre entreprise réunit les mondes physique et numérique ? L’avènement de l’intelligence artificielle est au centre de beaucoup d’opportunités également. Nous sommes dans une nouvelle ère, où l’expérience est plus importante que le produit/service, pensez-y.

Source : gladiacteur

L’impact du digital sur la formation professionnelle

Bel exemple où la technologie va ré-enchanter #lexperienceclient et surtout apporter une véritable uberisation des process existants !! Le POWERPOINT est mort !!! Vive le mobile, les tablettes et les casques de VR !!

Les outils et méthodes du digital impactent de nombreux secteurs, dont celui de la formation. Les apprentis disposent de services innovants pour acquérir de nouvelles compétences et les formateurs ont accès à des outils avancés pour faciliter la transmission des compétences. Pour en savoir plus sur ces évolutions, nous avons rencontré Dai Shen, Directeur général de Demos, un organisme spécialisé dans la formation professionnelle.

Des outils innovants pour les apprentis et les formateurs

Pour Dai Shen, le digital a véritablement “transformé” les formations : “les internautes sont de plus en plus demandeurs et habitués aux nouvelles méthodes d’apprentissage. Ils consultent de nouveaux médias, notamment via les réseaux sociaux, et accèdent à une information de plus en plus fragmentée, moins centralisée qu’auparavant. La formation s’est adaptée en proposant des séquences fragmentées d’apprentissage”. Le digital a également un impact sur les outils, de plus en plus innovants, à la disposition des formateurs : les nouvelles technologies leur permettent d’animer plus facilement les formations et proposer des présentations dynamiques aux apprenants. Le numérique facilite aussi les échanges entre les formateurs et les apprentis. La digitalisation de la formation est bilatérale”.

Les évolutions technologiques permettent aussi aux apprentis d’acquérir des compétences plus facilement : “la réalité virtuelle apporte beaucoup. Par exemple, pour apprendre à éteindre un incendie, nous n’avons plus besoin d’allumer un feu. Il suffit de simuler cette situation en réalité virtuelle ou augmentée pour acquérir cette compétence. On limite également les risques. Sur un tout autre sujet, la reconnaissance vocale et les correcteurs de prononciation et de syntaxe améliorent l’expérience de celui qui souhaite apprendre une langue étrangère”.

Des outils adaptés aux nouveaux usages

Dai Shen insiste sur le rôle croissant du mobile : “les outils sont accessibles depuis un smartphone, on peut emmener ses formations avec soi et améliorer ses compétences quand bon nous semble. Quelques minutes suffisent pour apprendre une nouvelle compétence ou évaluer l’acquisition des savoirs. On mesure d’ailleurs une hausse significative de l’usage de nos applications entre 18h30 et 19h30 en région parisienne, quand les salariés rentrent chez eux dans les transports en commun”.

Les outils mobiles complètent parfois des contenus disponibles sur desktop. “Ainsi, des spécialistes de la finance peuvent accéder à de l’information sur le secteur de la banque/assurance depuis leur desktop, en temps réel (nouvelle loi de finance, nouvelles règles en vigueur…) ; et utiliser leur smartphone dans un second temps pour vérifier leurs connaissances ou préparer une certification de l’Autorité des Marchés Financiers”.

Des formations complémentaires en présentiel

Si les outils web et mobiles permettent aux personnes de se former où bon leur semble, on peut se poser la question de l’intérêt des formations en présentiel. Pour Dai Shen, le digital ne les menace pas, les deux types de formations vont continuer à cohabiter“La formation distancielle est utilisée pour l’acquisition des connaissances, l’apprentissage de fiches techniques et informationnelles dans des conditions facilitées. Le Canada a été précurseur dans ce domaine, car les distances sont longues et les conditions météorologiques parfois compliquées. Le présentiel n’a pas disparu pour autant, notamment pour le développement personnel et la communication. La réalité virtuelle ou augmentée n’est pas aussi efficace que la rencontre entre les personnes dans ce domaine. Aussi, il convient de rappeler que les apprentis accèdent à des formations pour trois raisons : l’acquisition de savoirs, la certification des compétences et l’entretien du réseau professionnel. Le networking est un aspect essentiel, facilité par les formations en présentiel.

Pour répondre aux différents besoins, Demos propose une offre flexible, une véritable expérience blended ou 100 % digitale avec un coaching personnalisé tout au long du parcours. »

Quel avenir pour la formation ?

Selon Dai Shen, la formation va continuer à évoluer dans les prochaines années.

“La formation couvre aujourd’hui parfaitement les parties technique et informationnelle, elle va s’étendre à l’intelligence émotionnelle. Les sociétés qui fonctionnent bien sont celles dont les salariés collaborent efficacement. À côté des compétences techniques, l’intelligence émotionnelle, la communication et le management sont primordiaux, dans un contexte multiculturel et multi-générationnel.

La technologie va permettre de simuler de plus en plus de contextes professionnels pour faciliter la formation, grâce à la réalité virtuelle ou augmentée. L’immersion linguistique est essentielle pour apprendre une nouvelle langue, la réalité virtuelle permettra d’être plongé directement à l’étranger, sans se déplacer. L’international est amené à se développer de plus en plus car les échanges avec des contacts étrangers sont de plus en plus fréquents.

Enfin, nous remarquons que les carrières s’allongent et sont de moins en moins linéaires. Les rotations sectorielles sont nombreuses, les professionnels ont besoin d’apprendre en permanence. Le digital facilite l’accès à la formation et améliore leur efficacité.”

 

Source : Blog du modérateur

L’évaluation de la transformation digitale et sa perception par les salariés et les dirigeants

On met le doigt sur la vraie problématique de la digitalisation. Tout le monde sait aujourd’hui qu’il faut digitaliser son business et on commence tous à comprendre que ce n’est pas une histoire de choix de Technologies (écrans, bornes, CRM, apps, e-commerce, multicanal, data…) mais une histoire d’usage de ces technos par le client mais aussi par les employés. Et on touche là le problème récurrent que rencontrent tous les consultants terrain celui de la culture digitale. Si on prend l’exemple du Retail, les technos existent, les clients les utilisent mais en magasin, les habitudes ont la vie dure et quand bien même la volonté des dirigeants existe, elle va se heuter au principe de réalité… « Je vais pas changer une organisation (et des habitudes) qui ont fait leurs preuves et qui fonctionnent » … Et pourtant, c’est la seule solution au risque de se réveiller un matin dans un monde régit par le numérique mais en continuant de mettre des prospectus en boite aux lettres …

Dans leur dernier rapport intitulé  « The Digital Culture Challenge: Closing the Employee-Leadership Gap » , Capgemini et Brian Solis constatent que la culture d’une entreprise est l’obstacle numéro un de sa transformation digitale. On remarque aussi une forte dichotomie entre la perception des dirigeants et des employés : alors que 40% des cadres dirigeants estiment être en pleine transformation numérique, seuls 27% des employés interrogés sont du même avis.

Comment évaluer la culture digitale d’une entreprise ?

Cela amène à se poser la question sur les critères d’évaluation de la culture digitale des entreprises. L’étude explique que celle-ci est basée sur 7 critères :

  • les pratiques de collaboration d’une entreprise,
  • l’innovation,
  • l’ouverture culturelle,
  • la priorité donnée au digital,
  • l’orientation client,
  • la culture de la data,
  • l’agilité et la flexibilité.

Seulement, de nombreux dirigeants ont encore du mal à se projeter dans le futur, essentiellement car ils n’ont pas de modèles ni de culture digitale. Quand ils parviennent à s’améliorer, il leur manque encore des indicateurs de performances adaptés.

Cyril Garcia, en charge des activités Digital Services du Groupe et membre du Comité exécutif de Capgemini, souligne que  « les technologies digitales apportent une réelle valeur ajoutée, mais seules les organisations qui adoptent une culture digitale durable peuvent exploiter ce potentiel. Réduire la différence de perception entre les dirigeants et les employés concernant l’existence ou non d’une culture digitale est indispensable à leur croissance. Les entreprises doivent donc motiver, impliquer et responsabiliser tous les employés afin de permettre ensemble le changement de culture. Si les sociétés font de la culture digitale l’une de leurs priorités stratégiques, elles pourront améliorer leurs relations avec les clients, attirer les meilleurs talents et s’engager sur la voie de la réussite dans le monde digital d’aujourd’hui. »

37 % des salariés estiment être dans une entreprise innovante

L’étude prouve que l’innovation ne fait pas partie du quotidien de la majorité des interrogés. En effet, ils sont très peu à avoir déjà testé un nouveau concept au sein de leur société. Quand 37 % des salariés estiment que leur société a une culture centrée sur l’innovation technologique, 75 % de leurs dirigeants le pensent… Il est donc important que ces derniers aillent plus loin dans la prise de risque et l’expérimentation.

Le rapport souligne aussi que les entreprises n’impliquent pas assez leurs salariés dans le processus de changement de culture. Ian Rogers, directeur digital du groupe LVMH, précise que  « les entreprises passent un cap lorsqu’elles prennent conscience que la transformation digitale n’est pas un problème technique, mais un changement culturel ».

Qui sont les leaders de la culture digitale ?

Parmi les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats dans les 7 dimensions de la culture digitale, on retrouve le Royaume-Uni, la Suède et les Etats-Unis. En ce qui concerne les secteurs d’activités les plus avancés on retrouve l’automobile, les biens de consommation et les télécoms. En France, le fossé entre la perception des dirigeants et des salariés est très important.

Comment créer une culture digitale ?

Pour créer cette culture digitale, l’étude évoque quelques clés :

  • Identifier des agents du changement capables d’incarner la nouvelle culture digitale et les promouvoir au sein de l’organisation.
  • Définir de nouveaux indicateurs de performance basés sur les nouveaux comportements souhaités.
  • Rendre tangible le changement culturel.
  • Investir dans les compétences digitales qui ont de l’importance.
  • Communiquer clairement une vision digitale et montrer de manière visible l’implication des dirigeants.
  • Utiliser les outils de collaboration digitale pour accroître la transparence et interagir avec les employés.
  • Adopter une approche holistique du changement.

L’étude s’appuie sur le témoignage de 1700 répondants issus de 340 organisations dans 8 pays différents.

 

 

Source : Blog du modérateur

Digitalisation des entreprises, la révolution est en marche !

La digitalisation du secteur de la presse est un bel exemple du raisonnement que chaque secteur, chaque entreprise, devrait appliquer pour faire face aux transformations impératives que nécessite leur métier. Pour la presse, la transformation digitale était la seule issue pour survivre dans un secteur où 1000 points de ventes fermaient chaque année. Des applications ont été élaborées : pour le client, mais aussi pour ses collaborateurs et les éditeurs, rien n’a été négligé pour utiliser les outils numériques. Le mobile joue les premiers rôles au centre de l’offre « client » pour PRESTALIS (Avec Le Kiosk : offre SFR à suivre…). Vous le constatez vous même, tous les jours avec les notifications qui polluent sur nos devices… Est-ce que cela sera suffisant pour sauver les anciennes « NMPP » ??

 

A l’heure de l’hyperconnexion, les entreprises n’ont plus le choix : la digitalisation s’impose comme une stratégie incontournable pour améliorer leur rentabilité et favoriser leur compétitivité.

La distribution de la presse est un secteur particulièrement concerné. L’entreprise Presstalis en sait quelque chose.

Cela peut surprendre, mais toutes les entreprises françaises ne semblent pas encore avoir pris le pas de la révolution digitale. C’est le constat que dresse Manageo, plateforme de marketing prédictif. Dans le cadre de son « Observatoire de la digitalisation des entreprises françaises », le spécialiste de la data B2B dévoile des chiffres « éloquents » sur la digitalisation de la France.

Ainsi, seules 19 % des entreprises possèdent un site internet, selon Manageo. C’est peu, surtout lorsque l’on considère que les entreprises possédant une vitrine numérique se montrent plus compétitives avec une rentabilité 13 % supérieure aux autres, un résultat d’exploitation par salarié 25 % plus élevé et un chiffre d’affaires par salarié supérieur de 10 %.

De son côté, la 10e édition du Baromètre RH, réalisée par l’éditeur Bodet Software en partenariat avec l’Université Catholique de l’Ouest, révèle que 36,1 % des entreprises envisagent de digitaliser l’évaluation des compétences d’ici 5 ans, suivie de près par la formation (32,5 %). Pour les personnes interrogées dans le cadre du baromètre, la digitalisation RH présente deux avantages principaux : le gain de temps (28,8 % des répondants) et un meilleur partage des informations (28,1 %).

Le secteur de la distribution de la presse est particulièrement impacté par la digitalisation, et ce alors que 1 000 marchands de journaux ferment chaque année en France.


Un tournant digital pour échapper au dépôt de bilan


Le cas Presstalis permet de prendre la mesure de la crise qui secoue le secteur de la distribution de la presse. Confrontée à des déficits d’exploitation durables dès les années 1980, puis à l’apparition des journaux gratuits et l’érosion des points de vente dans les années 2000, le déficit net des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) est estimé en 2007 à 29 millions d’euros, pour un déficit d’exploitation de 11 millions d’euros.

Les NMPP se réorganisent en 2009 et donnent naissance à Presstalis. Alors en grande difficulté, l’entreprise met en place en 2012 un plan de restructuration, prévoyant la suppression de 1 250 postes sur un total de 2 500 salariés.

Mais les difficultés de Presstalis n’ont pas toujours été d’ordre financier. Il faut dire que l’entreprise traîne derrière elle une lourde réputation. De nombreux blocages syndicaux en sont responsables, mais pas seulement. Comme le révèle en 2007 le journaliste Emmanuel Schwartzenberg, dans son livre « Spéciale dernière : Qui veut la mort de la presse quotidienne française ? », la CGT du Livre détournait, jusqu’au milieu des années 1980, jusqu’à 5% du papier destiné aux quotidiens nationaux pour les envoyer à la presse cubaine !…

Plus troublant, certains cadres proches de Presstalis ont aussi investi dans des sociétés roumaines, peu transparentes. Alain Jean Lenaud par exemple, est un ex-cadre dirigeant de l’entreprise Geodis, partenaire logistique du groupe Presstalis. Il s’est associé avec Jean-Michel Floret, ex-secrétaire du Syndicat général du livre et des industries connexes CGT ayant eu souvent maille à partir avec Presstalis, dans le conseil et le développement d’affaires en Roumanie. Deux sociétés roumaines, spécialisées dans la formation d’agents de sécurité et dans la formation professionnelle (Formation Picarde de Sécurité et Wide Openworld SRL), dans lesquelles M. Floret, aujourd’hui président de la MRSSC (mutuelle qui démissionne du groupe Audiens) et M. Lenaud étaient actionnaires, ont été liquidées en août 2016, à la demande du fisc roumain.

Aujourd’hui, l’entreprise de presse parisienne commence, lentement mais sûrement, à récolter les fruits de sa restructuration. Après avoir enclenché une refonte du processus logistique et de ressources humaines, ainsi que la diversification des produits, la société se tourne vers la digitalisation pour mieux répondre aux nouveaux enjeux de la distribution de la presse. Elle a innové en lançant des applications telles que « Zeens », qui offre des réductions aux clients se rendant en kiosque ou « Digital Learning », une formation en ligne destinée à initier ses collaborateurs au numérique.

Le distributeur de presse a également pensé aux éditeurs. En janvier dernier, il signait l’acquisition du groupe Mercuri, spécialisé dans la promotion et la diffusion de la presse par la communication outdoor et indoor en centre-ville. « Nous étendons ainsi notre palette de services, notamment le conseil aux éditeurs, le réglage, la vente par tiers et le merchandising et proposons une offre full service destinée à devenir un fort relais de croissance pour notre groupe », déclarait Pascal Voisin, directeur commercial de Presstalis.

Le tournant digital permet au leader de la distribution de la presse de faire face aux changements rapides du secteur. Lundi 22 mai, Bouygues Telecom annonçait la conclusion d’un partenariat avec LeKiosk, entreprise fondée en 2007 qui propose un accès rapide à la presse numérique grâce à ses applications sur Android et iOS. Stratégique. Ce partenariat n’a pas échappé à Orange, Free et SFR qui se penchent sur le sujet.

Le digital sera-t-il suffisant pour redresser les comptes de l’entreprise ? Comme l’a annoncé PresseNews, ce 06 juin, le résultat d’exploitation (l’EBIT) en 2016 prévu à 2,1 millions d’euros, a finalement été négatif de 1,9 million d’euro et les quatre conseils d’administration prévus ce mois-ci seront cruciaux pour l’avenir de Presstalis. Selon PresseNews toujours, « la présidente de la messagerie, Anne Marie Couderc (…) pourrait ne pas se représenter ».

 

Source : Generation-nt

Transformation digitale : des degrés de maturité différents selon les secteurs

Forte volonté d’investir dans le digital pour rester compétitif, ça c’est plutôt une bonne nouvelle. Le manque de talent en interne reste quand même un frein car la réussite repose sur la capacité à bien communiquer en interne, c’est une des raisons de la forte progression des appels entrants chez des partenaires experts tels que WITHAPPS pour les problématiques d’intégration du mobile ou des technologies digitales de dernière génération.

Transformation digitale : une étude IFS révèle des degrés de maturité différents selon les secteurs 

L’industrie aéronautique arrive en tête et le secteur pétrogazier est en bas du classement dans le déploiement des nouvelles technologies.

Le Big Data, l’Enterprise Resource Planning (ERP) et l’Internet of Things* sont les trois technologies phares.

Une entreprise sur trois n’est pas préparée à sa transformation digitale en raison d’un laque de compétences en interne.

IFS, l’éditeur de solutions de gestion d’entreprise, présente les résultats de Digital Change Survey, son étude sur la transformation numérique réalisée auprès de 750 décideurs dans 16 pays. Celle-ci évalue la maturité des entreprises des différents secteurs (production, pétrogazier, aéronautique, construction et services) sur leur transformation digitale.

Forte volonté d’investir

Près de 90% des entreprises sondées disposent d’une capacité budgétaire « adaptée » ou « élevée » pour leur transformation digitale. Cela démontre une forte volonté d’investir et de faire évoluer l’entreprise pour qu’elle reste compétitive et en croissance.

Les trois technologies prioritaires pour les entreprises sont : l’IoT, l’Enterprise Resource Planning (ERP) ainsi que le Big Data et l’Analytics.

« Il est indéniable que les entreprises ont, aujourd’hui, pris conscience de l’urgence de se concentrer sur leur transformation numérique », commente Antony Bourne, VP Global Industry Solutions d’IFS. « Les technologies telles que le Big Data, l’Analytics, l’Enterprise Resource Planning et l’IoT sont primordiales pour transformer une organisation. Ces technologies innovantes appliquées à leur expertise sectorielle permettent aux entreprises d’être plus performantes et de développer un avantage compétitif. C’est cette combinaison qui rend la transformation digitale à la fois pertinente et puissante. »

Un manque de talents en interne

 Un tiers des entreprises (34%) se sentent « peu » voire « totalement pas » préparées pour amorcer leur transformation digitale par manque de compétences en interne. Par cela, 40% des entreprises citent ainsi la « Business Intelligence » et 39% la « Cyber-sécurité » comme les activités où elles ont le plus grand déficit de talents. Viennent ensuite l’« Intelligence Artificielle et Robotique » (30%), le « Big Data et Analytics » (24%) puis le « Cloud » (21%).

« Bien que les nouvelles technologies soient la clé de la transformation digitale, il est clair que la communication interne sur les changements et la capacité à disposer des bons profils sont les principaux catalyseurs de réussite », ajoute Antony Bourne. « Il est alarmant de s’apercevoir qu’une entreprise sur trois manque de collaborateurs compétents pour gérer sa transformation digitale. Ces entreprises doivent investir dans un plan de gestion et de recrutement afin de déterminer de quels profils elles ont besoin, les attirer, les recruter mais aussi former ses actuels collaborateurs pour leurs apporter de nouvelles compétences. » 

« Les investissements dans l’IIoT – Industrial Internet of Things – permettent un excellent retour sur investissement qui devrait favoriser l’adoption de ces technologies », déclare Ralph Rio, VP Enterprise Software d’ARC Advisory Group. «  Cependant, le manque de talents dans les entreprises est un frein réel. C’est pourquoi les utilisateurs de technologies IoT se tournent vers des partenaires tels qu’IFS qui proposent des solutions IoT de dernière génération. »

Des disparités importantes entre les secteurs

En ce qui concerne le degré de maturité quant à leur transformation digitale, les répondants estiment à 31% être dans les deux niveaux les plus élevés sur une échelle d’1 à 5. L’aéronautique arrive en tête avec 44% de ses entreprises qui se considèrent avancées dans leurs capacités à tirer parti de la transformation digitale. Ensuite, viennent les entreprises de la construction avec 30% s’estimant matures. A l’inverse, les entreprises pétrogazières ne sont que 19% à se considérer capables de bénéficier des avantages de la transformation digitale. « Les disparités de maturité numérique entre les différents secteurs sont considérables », poursuit Antony Bourne. « Le caractère hautement concurrentiel de l’industrie aéronautique, son taux d’adoption rapide des nouvelles technologies telles que la maintenance prédictive ou encore l’impression 3D pour les pièces de rechange sont les principaux moteurs du succès de sa digitalisation.»

Les choix et les moteurs des investissements 43% des répondants identifient « l’efficacité des processus internes » comme premier moteur de la transformation digitale. « L’accélération de l’innovation » (29%) et « les opportunités de croissance sur de nouveaux marchés » (28%) sont les facteurs suivants les plus importants.

Les freins à la transformation digitale

Malgré les complexités pratiques et techniques de la transformation digitale, son principal frein est humain. En effet, les entreprises citent à 42% « la réticence au changement » comme premier obstacle. Les deuxièmes et troisièmes barrières sont « les menaces/préocuppations en matière de sécurité » (39%) et « l’absence d’un bon modèle de gouvernance dans l’entreprise » (38%).

Les technologies les plus disruptives

Pour les répondants, les technologies les plus disruptives sont le Big Data avec une note de 7,2 sur 10. Viennent ensuite l’Automation (7 sur 10) et l’IoT (6,6 sur 10).

Bien que le Big Data soit la technologie considérée comme la plus disruptive, une large part des répondants estiment aussi que l’Automation peut avoir un impact plus fort. En effet, plus de 40% des entreprises évaluent le niveau de disruption de l’Automation à 8 sur 10 ou plus, alors qu’elles sont 32% à avoir cet avis pour le Big Data. Dans les secteurs de la construction, de l’aéronautique et de la production, elles sont respectivement 48%, 48% et 50% à considérer le niveau de disruption de l’Automation à plus de 8 sur 10, ce qui en fait, pour ces secteurs, la principale technologie disruptive.

 

Source : My Digital Week

François Barjon : « les canaux digitaux et physiques sont des partenaires et non des concurrents »

Exemple métier : CARRÉ BLANC et son réseau de franchisés ! On voit qu’ici digitalisation rime quand même essentiellement avec site WEB, c’est déjà la première marche… Mais cela ne saurait être suffisant en terme d’expérience client. L’attention portée à l’aspect humain est un atout intéressant dans la démarche car c’est à ce niveau que cela se joue puisque c’est le vendeur qui véhicule l’usage de la techno, par contre, pas de référence au mobile, aux RS… Série en cours et marque à suivre !

Avec 250 boutiques dont 160 sur le territoire national, Carré Blanc est le leader de la distribution du linge de maison en France. Depuis plus de 30 ans, Carré Blanc n’a cessé de se renouveler pour améliorer l’expérience de ses clients. François Barjon, Directeur Digital & Marketing Clients de la marque nous explique comment le réseau digitalise ses points de vente grâce à une étroite collaboration avec les franchisés.

Votre marque existe depuis 1983 : comment avez vous géré l’arrivée du digital ? 

Notre réseau existe depuis plus de 30 ans et reste très attaché à ses valeurs de commerce physique de proximité. La force de Carré Blanc, c’est son offre produit mais aussi sa force de vente, constituée d’amoureux de la marque. Néanmoins, le digital a considérablement fait évoluer les habitudes de consommation et cela peut faire peur. Dans ces périodes de transition, le dialogue est donc crucial. C’est pourquoi, outre développer la vente en ligne de nos produits, il faut convaincre, former et impliquer notre réseau. Pour humaniser la digitalisation et partager avec notre réseau, nous nous appuyons sur nos réunions régionales et nos conventions nationales.

Le web offre de formidables opportunités pour attirer de nouveaux clients, et leur faire aussi découvrir l’expérience d’achat en boutique.

Quels sont les interactions entre les franchisés et la vente en ligne ? 

Notre site e-commerce est opérationnel depuis 2012 et 100% de nos boutiques y ont adhéré. Nous nous appuyons sur des mécanismes web-to-store, à travers des outils comme la e-réservation ou le retrait en boutiques. Nos franchisés peuvent recruter de nouveaux clients qui ne connaissaient parfois par leur magasin, et développer la vente additionnelle. Notre réseau de boutiques est un marqueur fort de notre identité et reste notre priorité. Nous travaillons actuellement sur les synergies entre nos outils web et nos points de vente pour améliorer l’expérience d’achat de nos clients : store to web, click and collect, etc.

stratégie digitale

Vous avez refait votre site web de recrutement : quel rôle joue le digital dans le recrutement de nouveaux franchisés ? 

Carré Blanc est une marque très émotionnelle. Beaucoup de nos franchisés sont des anciens clients passionnés par nos produits. Nous savons que lorsqu’ils ont le projet de se lancer dans cette aventure, ils ont besoin de trouver toutes les informations et commencent souvent leur recherche sur la Toile. Notre site dédié à la franchise est donc très important. Les candidats à la franchise doivent à la fois obtenir les renseignements pratiques dont ils ont besoin, et être immergés dans l’ambiance chaleureuse de leur futur point de vente pour se projeter dans leur prochaine vie de franchisé. De la même manière que l’on vend plus facilement une housse de couette lorsque l’on recrée une ambiance, nos concepts deviennent très attractifs dès lors que nous présentons nos points de vente et nos produits. C’est un sujet sur lequel nous continuions de travailler pour améliorer l’expérience des candidats.

interview Digitalisations

 

 Source : digitalisations, par François Barjon

Comment capter l’attention des consommateurs grâce au mobile ?

Comment gérer l’instant mobile ? Comment élargir sa stratégie mobile pour capter le client là où il se trouve ? La personnalisation de l’expérience (ex : VR), la fluidité et la pertinence des contenus ou des offres par rapport au contexte seront les critères différentiants d’une appstrategie « amazing » !

Aujourd’hui, l’attitude des consommateurs face au mobile a changé. Les commerçants doivent absolument adapter leur stratégie marketing à moins d’accuser une réelle longueur de retard et rester compétitifs sur le marché. Mais quelles sont les meilleures pratiques à mettre en place ?

Le mobile est désormais utilisé sur toutes les étapes du parcours d’achat, pour faire des recherches n’importe où et à tous moments. Les consommateurs ont accès à toutes sortes d’informations sur ces appareils, comme l’évaluation de produits, la disponibilité en magasin ou encore les dernières offres en date. Parfois les utilisateurs veulent simplement s’informer auprès de leurs marques préférées, mais les transactions sont aussi en forte évolution. Selon la dernière étude réalisée par RetailMeNot et le Centre for Retail Research (CRR), les acheteurs mobiles ont réalisé chacun en moyenne 15 transactions sur leur smartphone ou tablette l’année dernière, contre seulement 10 en 2015, une évolution de 45% sur 12 mois.

Aujourd’hui nous comptons plus de 14 millions d’acheteurs sur mobile en France, (soit 21% de la population), et ce chiffre est en constante évolution. Cela représente d’ores et déjà plus de 700€ dépensés par acheteurs via smartphone ou tablettes et confirme que le mobile est devenu un incontournable pour le retail.

Malgré ces très belles perspectives, les retailers doivent se poser la question comment parvenir à convaincre des acheteurs potentiels aux moments fatidiques, indépendamment de toute considération géographique.

Les acheteurs jonglent aisément avec tous les canaux

La facilité de navigation sur mobile – dans les transports ou dans la rue – autorise de nouveaux points de contact tout au long du parcours d’achat. Le smartphone n’est cependant pas le seul équipement sur lequel les acheteurs passent à l’acte, même s’il se trouve être celui qu’ils utilisent le plus souvent au départ pour faire des recherches.

La plupart des consommateurs jonglent aisément avec tous les canaux, de l’ordinateur au téléphone mobile en passant par la tablette, qu’il s’agisse de profiter d’offres de remboursement ou de prendre leur décision d’achat. De fait, le mobile se révèle un élément déterminant pour articuler l’expérience client en ligne et en boutique.

Les applications d’enseignes ne touchent que les clients les plus engagés

Le temps passé par les consommateurs sur leur smartphone est d’autant plus précieux qu’il est compté, et s’en approprier une partie relève de la gageure pour les enseignes. S’agissant des téléchargements d’applications propres à une enseigne ou à une marque, les acheteurs se montrent sélectifs : 60 % disposent tout au plus de deux applications de ce type, et 21 % n’en possèdent aucune. Et ce n’est pas tout : les résultats de d’étude Forrester pour RetailMeNot aux Etats-Unis indiquent que les consommateurs ne consacrent que 5 % du temps passé sur leur smartphone à utiliser ces applications.

La meilleure carte à jouer pour les marques est donc de s’associer à des applications tierces très suivies par le public ciblé et capables d’intégrer une multitude d’offres tout en proposant une expérience optimale. Ce faisant, les commerces limitent les investissements, tout en touchant davantage de clients.

L’expérience sur application est un facteur de différenciation clé

Commodité, rapidité, personnalisation… Les commerçants doivent prendre en compte quantité d’aspects s’ils entendent offrir une expérience sur application réussie.

Les applications qui ne répondent pas aux attentes des utilisateurs seront vite effacées de leurs mobiles. De fait, 20 % des utilisateurs qui rencontrent un problème supprimeront aussitôt l’application en question, et 54 % s’en débarrasseront au terme de plusieurs incidents.

Personnaliser l’expérience d’une application pour l’adapter aux besoins de l’acheteur, c’est contribuer à établir un certain degré de confiance dans les relations nouées avec lui. Les commerçants doivent impérativement permettre à leur clientèle de décider du moment et du lieu d’adhésion à certains services, par exemple les notifications push ou la géolocalisation. La commodité et la vélocité des applications sont aussi des domaines qu’ils peuvent continuer à perfectionner.

Les commerçants doivent en faire plus

Pour capter la clientèle sur mobile, les commerçants doivent interagir avec les consommateurs là où ils se trouvent. Les applications sur lesquelles ceux-ci passent la majeure partie de leur temps peuvent se révéler cruciales. En s’y associant, les commerçants pourront « emprunter » ces instants mobiles.

À l’avenir, les enseignes les plus florissantes seront celles qui sauront intégrer cette nouvelle optique mobile. En élargissant leur stratégie mobile au-delà du site web et de l’expérience applicative, elles pourront s’appuyer sur un très vaste réseau de partenaires. Surtout, en mettant à profit les données émanant de leurs propres équipes et en les comparant à celles communiquées par des tiers, les marques seront en mesure de trouver des débouchés innovants pour leurs contenus.

Les achats sur appareils mobiles vont continuer de croitre. L’exploitation que feront les marques de cette tendance déterminera qui en sortira grand vainqueur.

Source : Siècle Digital

La génération Z plébiscite l’achat en magasin grâce à la digitalisation

Il est loin le temps où le coeur de cible des retailers était la fameuse « ménagère de moins de 50ans » . Il faut maintenant répondre aux attentes des millennials, mais aussi de la génération Z qui ne fonctionne pas exactement comme les digital natives… On comprend l’importance donc de la BIG DATA qui va permettre de personnaliser en fonction des profils et des attentes … mais aussi et surtout du device MOBILE qui est au centre de leur vie et de leur usages.

98% des consommateurs de la génération Z préfèrent effectuer leurs achat en magasin, mais seulement s’il y a des interactions personnalisées. C’est ce que relève l’étude IBM Institute for Business Value début 2017, sur 15 000 clients, dans 16 pays. Étonnamment, les jeunes ne délaissent pas le magasin, bien au contraire. Mais c’est un engouement qui se plie à certaines exigences.

Une expérience personnalisée

L’attente première des jeunes consommateurs, c’est une « personnalisation convaincante » du point de vente, et quel que soit le lieu où le client est. Mais quelle personnalisation ? Il semblerait d’une part que l’attention soit d’abord portée sur l’échange entre la marque et le client. Ce dernier souhaiterait recevoir davantage d’offres, de promotions, de messages, concernant des produits susceptibles de l’intéresser, bien loin des newsletters génériques tout sauf convaincantes.

60% des consommateurs de la génération Z utilisent fréquemment plus d’un appareil. La multiplication des dispositifs suppose donc que la marque sait développer un multicanal. Attention à ne pas laisser la précipitation empiéter sur la qualité, puisque tout de même 66% de la clientèle jeune avoue ne pas se servir d’un site ou d’une application si elle est trop lente, voire défaillante.

Il est donc nécessaire de se concentrer sur la qualité de l’échange, et mettre en place des services performants, personnalisés selon l’enseigne, et utilisables sur plusieurs dispositifs digitaux.

Une génération exigeante avec une culture digitale déjà bien ancrée

Cette étude révèle les tendances et les préférences de la génération Z, et donne de nombreuses pistes afin que les commerçants puissent mieux cibler les besoins de cette clientèle.

Cette clientèle désire pouvoir retrouver et échanger avec la marque sur plusieurs réseaux sociaux. Marque, qui doit pouvoir mettre en place des stratégies connectées. En effet, à travers l’idée de personnalisation de l’expérience client, il y a nécessité de collecter les données clients. Après ça, il faut être en mesure de combiner ces données à d’autres facteurs, notamment les comportements d’achats des consommateurs, les stocks, les fluctuations des prix… afin de mieux cibler quels clients contacter, quelles conduites adopter.

Pour ce faire, plusieurs outils sont à la disposition des commerçants. D’un côté, 76% des consommateurs de la génération Z font leurs achats via des sites internet, et 48% via des applications. Autre moyen pour récupérer des données clients, tout simplement faire entrer la clientèle dans le processus. 60% d’entre eux veulent pouvoir échanger avec la marque afin de donner des idées de designs, et 67% désirent pouvoir donner leur avis sur les produits. Ils sont également nombreux à être enclins à partager leur historique d’achat, mais uniquement si on leur explique dans quel but, et si c’est pour avoir, par la suite, des conseils et promotions personnalisés.

Un vrai défi à relever

44 milliards de dollars, c’est le pouvoir d’achat que représente la génération Z dans le monde. Les commerçants ont donc tout intérêt à se pencher sur les attentes de ces jeunes, pour faire la différence, mais aussi et surtout conserver cette partie de sa clientèle. Selon l’étude IBM, près de 84% des boutiques n’offrent pas de services mobiles dans le magasin. Seulement 17% d’entre elles sont capables de donner des informations sur les stocks en temps réel. Enfin, pas plus de 19% des magasins physiques sont en mesure de fournir une expérience d’achat numérique.

Pour maintenir la concurrence, il est d’ores et déjà nécessaire de se lancer dans la digitalisation, mais attention à ne pas « digitaliser à tout va », il faut cependant bien prendre en compte les besoins et attentes de la jeune génération. Pour ce faire, les commerçants ont donc tout intérêt à développer des stratégies ciblées, en utilisant des outils précis. Applications personnalisées et performantes, sites internet au design approprié, place privilégiée sur les réseaux sociaux, digitalisation du point de vente… les outils sont nombreux et divers.

Loin de ne vouloir que du numérique, la génération Z se révèle très exigeante. Entre personnalisation et digitalisation, leurs attentes sont nombreuses et précises. Avec un pouvoir d’achat très important, le défi des commerçant est désormais d’apprendre à surfer sur l’arrivée des consommateurs de la génération Z.

 

Source : Digilor

AmazonFresh Pickup ouvre à Seattle et se différencie par la technologie

Et cela devait arriver ! Voilà AMAZON qui chasse sur les terres du DRIVE Made In France et bien entendu sur le frais ! Avec une promesse de retrait des commandes sous 15 min … INFO ou INTOX ??

Mis en service il y a quelques jours, AmazonFresh Pickup, le drive développé par Amazon, démontre – une fois de plus – que le savoir-faire de l’e-marchand et sa capacité à se différencier de l’existant, sont étroitement liés au développement de technologies efficaces.

AmazonFresh Pickup permet de retirer ses commandes au drive d’Amazon en 15 minutes

Un petit pas pour l’Amérique, un grand pas pour Amazon ? Après une phase de test de plusieurs mois, le géant de l’e-commerce a ouvert ses deux premiers drives ‘AmazonFresh Pickup’, dans les quartiers de SODO et Ballard de la ville de Seattle. Tous deux permettent aux abonnés Prime de passer une commande en ligne sur le site Internet ou sur l’application mobile, et de récupérer leurs achats dans un délai de deux heures minimum sur plusieurs créneaux horaires de leurs choix entre 9 heures le matin, jusqu’à 22 heures le soir.

Mais là où Amazon va plus loin, c’est sur le délai de préparation des commandes de ses clients Amazon Fresh. En effet, ceux-là – qui s’acquittent de 14,99 dollars supplémentaires chaque mois – ont la possibilité de retirer leurs articles dans un délai de 15 minutes. Une performance unique en son genre, qui pourrait bien trouver une explication dans l’assortiment de produits disponibles dans les entrepôts d’AmazonFresh Pickup. Sur son site Internet, Amazon évoque la disponibilité de plusieurs milliers de produits frais, des fruits, des légumes, de la viande, du pain, et des produits du quotidien, mais se garde bien d’être plus précis quant au nombre exact de références disponibles à l’achat.

En France, l’assortiment moyen d’un distributeur proposant un service drive équivalent est d’environ 8 000 références et la plupart des distributeurs s’engagent à rendre disponibles sous deux heures les produits commandés et retirés au drive. Si les distributeurs français sont indéniablement à la pointe sur le sujet du drive – le premier drive a vu le jour il y a 17 ans, sous enseigne Auchan -, cela pourrait laisser entendre qu’AmazonFresh Pickup ne propose pas un assortiment de produits si larges, et cela, en dépit des technologies déployées sur ce nouveau service, qui font pourtant la marque de fabrique du groupe de Seattle.

La lecture des plaques d’immatriculation, valeur ajoutée du service

Il en est une plus particulièrement, qui se démarque du lot. Il s’agit de la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation. Amazon précise en effet à ses clients, qu’il peut utiliser ladite plaque lorsque le véhicule arrive sur le site, afin d’accélérer le processus d’identification et de matching du client avec sa commande. Libre à ce dernier d’accepter ou non cette méthode d’identification, puisque c’est un paramètre qu’il peut régler dans ses préférences utilisateurs, comme l’indique le site GeekWire, qui a testé le service pour la première fois.

Toutefois, s’il accepte, lors du retrait de sa première commande auprès du service d’Amazon, la plaque d’immatriculation de son véhicule est donc automatiquement lue et associée à son identité. Semble-t-il, grâce à un système de capteurs et de reconnaissance visuelle situés à l’avant de chaque place de parking d’où les employés d’Amazon chargent les marchandises dans la voiture de ses clients. Une manière simple et a priori très efficace d’accélérer le processus d’achat, dans la limite du montant des investissements qu’implique cette technologie. C’est aussi un moyen pour Amazon de se différencier de l’existant, notamment chez son plus féroce adversaire, le numéro un américain de la distribution Walmart.

Des technologies pas toujours maitrisées

Il faut dire que c’est en quelque sorte le cheval de bataille du e-marchand, relatif à son incursion dans le monde physique. Il s’était déjà targué de faire partie des premiers à utiliser pleinement les données clients issus de son site marchand, par exemple pour élaborer l’offre de ses librairies physiques – dont la dernière en date a vu le jour il y a quelques jours à New York –. Mais surtout, Amazon a allumé un véritable feu médiatique au mois de décembre 2016, en annonçant  l’ouverture d’Amazon Go, un magasin de proximité en version beta, implanté à Seattle sur une surface de 170 m² qui présente la particularité de se passer complètement de caisses.

Là encore, il fallait y voir une performance technologique puisque l’e-commerçant utilise une technologie baptisée « Just walk out » reposant sur l’utilisation de caméras et de capteurs permettant de tracker le client dans le point de vente, et de connaitre les produits qu’il prend en rayons. Mais pour l’heure, Amazon Go pourrait davantage tenir du feu de paille que d’une grande révolution, puisque depuis, de nombreux problèmes techniques sont apparus, empêchant la boutique de fonctionner correctement. Le dispositif ne supporterait en réalité pas plus de 20 clients en même temps dans le point de vente. La principale force de l’e-commerçant, devenant ici, sa principale faiblesse.

 Source : LSA Commerce Connecté