Une nouvelle génération de consommateurs

Avec une génération de consommateurs qui achète partout et tout le temps, qui est éduquée car digital native et exigeante, le retail doit se réinventer dans son offre. Se concentrer sur la livraison, optimiser les techniques autour des abandons de panier, placer des cookies pour relancer le shopper ne sont plus du tout suffisantes et ne feront plus la différence. Le retail fait face à une génération EARLY ADOPTERS alors que les SSII ou les directions marketing voire les directions générales n’utilisent pas les technologies qu’elles devraient mettre en place. Réalité augmentée ou 3D ne sont pas des « gadgets technologiques », ils sont le moyen d’offrir une transaction « évoluée » et « personnalisée » à cette génération qui n’attends que cela. Prenez l’exemple (à suivre) des fonctionnalités de SNAPCHAT, des filtres, des stories…  Elles n’ont pas de temps de voir le jour dans l’application que tous les utilisateurs se sont jetés dessus et que les concurrents « pompent » allègrement ces idées (n’est ce pas Marc Z. ?)

Une nouvelle génération de consommateurs qui souhaite plus de commodité, de valeur et d’options dans l’e-commerce, cette tendance pose à la fois des défis et des opportunités importantes.

La concurrence n’est plus limitée aux magasins locaux pendant les heures de bureau. Les consommateurs d’aujourd’hui achètent tout le temps et partout. Et sur un marché en ligne véritablement mondial, les produits peuvent facilement être achetés auprès de détaillants et fabricants situés n’importe où dans le monde ou de ceux qui ne possèdent aucun emplacement de vente physique et être livrés en quelques jours ! (Marché US : ont créé une aire de vente en ligne mondiale de 1,9 billion de dollars)

La demande des consommateurs pour des expériences plus riches et une plus grande commodité signifie que les détaillants doivent repenser leur stratégie, en ligne et dans les magasins. Avoir le bon mélange de produits n’est plus suffisant pour attirer une nouvelle vague de consommateurs, y compris les Millennials, qui sont entièrement concentrés sur une transaction, la leur. La création d’une expérience en ligne renforcée par une technologie telle que la réalité virtuelle ou augmentée ou la 3D devient au moins aussi importante que la fourniture d’options de commande, de paiement et de livraison pratiques et personnalisées.

Cependant, malgré la hausse des achats en ligne, le commerce électronique représente encore un pourcentage relativement faible des dépenses totales du Retail. Les stratégies des réseaux doivent également évoluer pour continuer à attirer les clients dans leurs magasins et à concurrencer les détaillants en ligne qui ouvrent leurs propres points de vente physiques. De plus en plus, nous voyons des stratégies de marketing novatrices, ainsi que de nouvelles technologies telles que des rayons intelligents, les robots, les caisses automatiques et la réalité augmentée et virtuelle, déployés dans les magasins alors que les détaillants s’efforcent de concurrencer sur tous les fronts.

Trouver la bonne stratégie commence par une question : compte tenu de la promesse de marque, où souhaitez-vous concourir ? Une fois qu’une entreprise comprend ses objectifs, les clients et les besoins de ces clients, une stratégie appropriée peut être conçue. Et la clé d’une stratégie durable est de pouvoir comprendre et répondre aux besoins des clients aujourd’hui et demain, à travers les régions géographiques et les générations.

Le rapport complet sur plus de 18 000 personnes dans 51 pays (avec case study) de KPMG met en avant certaines recherches sur les comportements, les préférences et les attitudes des consommateurs en ligne qui peuvent être exploitées par les entreprises de consommation cherchant à améliorer leur approche pour gagner et retenir les clients en ligne.

  • Une grande partie de la croissance future du commerce électronique sera axée sur le millénnials. En 2 ou 3 ans, il est prévu que cette génération sera la plus démographique en Amérique du Nord !
  • Les e-tailers dominent le marché en ligne, tels que Taobao, Alibaba ou Amazon… Leur position dominante est particulièrement évidente en Chine et en Inde, où plus de 80 % des achats en ligne provenaient de e-tailers, ainsi qu’au Japon
  • Une tendance : les jeunes consommateurs sont moins susceptibles que les Baby Boomers d’acheter chez les e-tailers pourraient indiquer un ralentissement futur de la croissance de cette plate-forme.
  • Dans la plupart des marché l’e-commerce est réalisé sur le PC. Plus de la moitié (57 %) des acheteurs en ligne ont déclaré qu’ils préféraient utiliser des PC de bureau sauf en Asie, et en particulier en Chine
  • L’une des raisons pour lesquelles la Chine est si centrée sur le mobile est que les systèmes de paiement tiers utilisant des applications mobiles qui sont largement acceptées en Chine en ligne et dans les magasins. Les consommateurs chinois sont uniques dans leur grande confiance dans les systèmes de paiement tiers. Une autre raison est la forte pénétration des smartphones, principalement en raison du nombre des fabricants locaux et des prix compétitifs. Enfin, les consommateurs asiatiques sont plus de deux fois plus susceptibles (19%) que la moyenne mondiale (8%) pour acheter sur un smartphone. (on a vraiment pris du retard en Europe, à cause de marques, des banques, des organisations qui n’ont pas assumé le mobile comme moyen de faire du business, la France aurait dû être exemple, un marché en avance dans ce domaine, tout était là…)
  • Bien que le mobile ne soit pas le canal de vente en ligne le plus préféré, plus des deux tiers des consommateurs ont déclaré avoir utilisé un smartphone pour la recherche de produits dans un magasin physique !
  • Le consommateur d’aujourd’hui est plus similaire au consommateur des années 1920 avec une relation personnelle avec les commerçants. Par conséquent, les données sont importantes et les détaillants devraient comprendre, ce que les consommateurs individuels achètent et ce qu’ils font. Ils devraient s’adresser aux consommateurs en tant qu’individus.

Source : Services mobiles

Génération smartphone : la seconde vie des médias traditionnels

On se pose toujours la question de la nécessaire DIGITALISATION de nos entreprises. L’enjeu est crucial dans le RETAIL en particulier, car l’offre est en retard sur les habitudes de consommation des clients et sur leurs usages. C’est en cela que l’analyse des comportements des millennials est un élément fondamental pour positionner une offre cohérente, pertinente et adaptée. En 2020 (c’est demain), ils représenteront 1/3 de la population active… Ils ont grandi dans un monde digital, pour eux il n’y a pas de ONLINE et de OFFLINE, ils connaissent mieux les pure players que les grands magasins et se demandent pourquoi ils n’ont pas de magasins physiques ces pure players … Alors le challenge reste simple : comment les attirer dans les points de ventes ? Comment les faire revenir ?

d2d0e8ee-fe98-11e6-b1ae-8986c553faff_original

Les médias traditionnels sont confrontés à une nouvelle réalité. En 2017, le volume global de la publicité digitale dépassera celui de la télévision et cette dernière bascule sur des formats mobiles. Tandis que les annonceurs repositionnent leur budget, le secteur doit s’adapter pour répondre aux exigences du consommateur connecté.

L’ampleur du changement fera le tri entre ceux qui réussiront ou échoueront dans cette adaptation. L’enjeu étant de comprendre et anticiper les attentes de cette génération Millennial qui communique avec le monde via son téléphone portable avant tout. Cette cible, qui représentera 1/3 de la population active en 2020, possède ses codes propres, ses habitudes. Dépendante à Facebook et Snapchat, les réseaux sociaux sont souvent son premier canal réflexe d’information. La nouvelle audience est totalement éloignée des médias traditionnels. Preuve en est, la moyenne d’âge de la plupart des chaînes de télévision dépasse maintenant 60 ans tandis que le temps passé devant la télévision des jeunes américains a chuté de près de 40% au cours des cinq dernières années. Obligeant tout un secteur économique à se remettre en question. Et à s’adresser davantage à une génération où nous sommes tous un peu photographe, caméraman et journaliste.

Facebook Live nous transforme tous en témoin du réel

Le service Facebook Live, mis en place par le réseau social à la fin de l’année 2015 ne cesse de repenser les codes de toute une profession. Les utilisateurs ont maintenant la possibilité de diffuser des vidéos en direct grâce à leur téléphone portable via la plateforme Facebook. Le succès est tel que la fonctionnalité vient d’être déployée sur les ordinateurs portables (à condition d’avoir une webcam) depuis mars 2017. Ce succès s’explique par les motivations d’une génération Y qui ne perd pas de temps à attendre l’information qu’on veut bien lui montrer. Au contraire, elle veut en être l’acteur ou le témoin. Transparence et instantanéité sont désormais des prérequis indispensables.

Facebook Live permet donc à chacun de devenir « reporter d’un jour » et déboulonne les canaux d’informations du système actuel pour s’imposer comme un média à part entière. Nécessitant seulement son smartphone comme unique matériel, la fonctionnalité entraîne une profusion de contenus inédits filmés à travers le monde. Et il est maintenant utilisé par un nombre croissant de médias traditionnels pour abonder le contenu de leurs éditions. En octobre 2016, le groupe de médias kurde Rudaw a même utilisé le service pour diffuser les images de la reprise de la ville de Mossoul en Irak alors aux mains de l’état islamique. Le premier conflit armé diffusé en direct grâce à Facebook Live. La progression des technologies permet désormais cette instantanéité de l’information. Mais elle ne doit pas être un tout. Au risque d’être confronté de plus en plus régulièrement, à une information brute, non décryptée qui ne permet plus d’éveiller les consciences ou stimuler le débat.

Être ou ne pas être une plateforme de services : la clé du succès

Le smartphone est l’outil clé d’une génération désormais entièrement « mobile first ». Il est le canal d’accès entre le consommateur et le monde qui l’entoure. Musique, achat, cercle social et bien entendu information : tous les besoins de notre vie quotidienne passent par cet outil. Inutile aujourd’hui de présenter Uber, vitrine planétaire de cette transformation digitale. Et dont l’objectif, bien au-delà du transport de personnes, repose sur la diversification de services proposés aux clients et regroupés en une même plateforme. Les médias traditionnels partagent désormais le même combat. Pour se développer au sein de notre société connectée, ils doivent adapter de nouveaux formats de contenus plébiscités (notamment la vidéo), hiérarchiser l’information selon les attentes (via les algorithmes) et s’adapter aux modes de vie de leurs audiences. Ce dernier point passe avant tout par l’ajout de services proposés aux lecteurs.

À travers l’émergence de nouveaux modèles économiques, on comprend la volonté partagée entre Uber et le Washington Post de nouer un partenariat. Les lecteurs du célèbre quotidien américain (détenu depuis 2013 par Jeff Bezos, PDG d’Amazon) peuvent relier leur compte Uber sur l’application smartphone du journal. Après la commande de leur véhicule, ils pourront suivre le temps restant jusqu’à leur destination sur la même interface tout en lisant leur article. Pour aller au bout de cette stratégie, le Washington Post capitalise sur ce partenariat pour convertir une nouvelle audience. En effet, la connexion du compte Uber avec l’application du quotidien permettra d’avoir accès gratuitement pendant 30 jours à l’ensemble des contenus éditoriaux. Une première adaptation réussie aux nouveaux standards économiques pour l’un des plus anciens quotidiens au monde.

L’algorithme apprenti journaliste

L’importance significative qu’occupe progressivement la génération des Millennials dans la population active mondiale a renversé les normes en vigueur. Le lecteur ou téléspectateur n’attend plus qu’on lui délivre une information toute faite. Il veut recevoir l’information au sujet de laquelle il souhaite s’informer ou qu’il a envie de commenter à tout moment. Et si possible qu’on anticipe ses besoins ! C’est tout le sens de l’apparition des algorithmes auprès des acteurs du secteur médiatique. Suite à l’appel à projet développé par le fond d’investissement de Google visant l’innovation dans les médias, le quotidien suisse francophone Le Temps a fait partie de la deuxième salve des lauréats avec son projet dénommé Zombie. L’objectif est simple : valoriser les meilleurs articles écrits par la rédaction tout en veillant à proposer une offre digitale pertinente en accord avec les sujets qui passionnent les lecteurs. Zombie, pour l’instant au stade du prototype, s’attache à repositionner les sujets « durables » au moment opportun. Il s’agit des articles dont la qualité a été appréciée par les lecteurs de l’application mobile du journal et qui pourraient être mis à nouveau en lumière dans le futur si l’actualité s’y prêtait. On parle ici d’articles biographiques ou historiques par exemple.

Concrètement, l’algorithme va évaluer dans un premier temps la pertinence de chaque article publié en ligne par le quotidien. Il utilisera notamment l’outil Google Analytics qui permet de suivre le temps de lecture, l’historique de l’audience et le niveau d’engagement sur les réseaux sociaux. Zombie aura la capacité d’enregistrer chaque mots clés importants contenus dans les articles (nom de personnalité ; évènement…). En croisant l’ensemble de ces flux, Zombie pourra alors attribuer un score basé sur le niveau de pertinence. Parallèlement, l’algorithme va capter les sujets d’actualité qui passionnent les lecteurs grâce aux outils Google Trends, Google News et les trending topics sur Twitter. Il va alors confronter les sujets qui remontent avec la base des données enregistrées pour proposer aux journalistes de la rédaction les meilleurs articles durables à exploiter de nouveau. Il s’agit ici d’optimiser le travail de la rédaction, en proposant un contenu d’application mobile adapté aux attentes des lecteurs. Le community manager sera aussi bénéficiaire de l’algorithme dans l’animation au quotidien des réseaux sociaux.

 

Source : Services mobiles